La magnifique cité d'Auvillar dominant la vallée de la Garonne dans le sud-ouest de la France,
l'un des plus beaux villages de France, haut lieu touristique et artistique de la région Midi-Pyrénées.
c'est aussi une halte incontournable sur les chemins de Saint Jacques de Compostelle.
Auvillar
Tarn & Garonne - France
Le 02-09-2010 à 18:46:56

la halle


 

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Froid intense en 1709

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Accidents extraordinaires arrivés en l'année 1709
Glace extraordinaire


Le 7 Janvier 1709 il commença à glacer, la glace continua et augmenta pendant quinze jours et jusqu'au 21 du-dit mois; Aussi une si grande quantité de neige qui depuis le neuf du-dit mois, il continua à neiger jusqu'au 15 inclusivement, la neige était si générale et si épaisse que les perdrix se laissaient prendre à la main et on en prenait tant et à la vérité si maigres qu'on... pour six liards ou deux sols la pièce, de manière qu'elles périrent quasi toutes, et il fut défendu de tuer des rouges de deux ou trois ans. On prenait aussi quantité d'autre gibier, il mourut quasi la moitié des pigeons ne trouvant pas d'eau pour boire, il y eut des pigeonniers ou de quatre vingt ou cent paires il n'en resta que trois ou quatre paires. Cette grande quantité de neige fut suivie d'un froid si extraordinaire qu'il augmenta pendant quinze jours d'une telle manière que tout se gelait dans les maisons, jusqu'au pain. Quelques précautions que l'on pris, le vin se gelait dans les barriques jusqu'à faire sauter les fonds des dites barriques quand il ne sortait pas par le trou des ... On ne pouvait laver un verre que l'eau ne se glaça autour, et celle qui tombait à terre se glaçait aussi quoique auprès du feu, certains mettaient le pain entre deux coites mais il ne laissait pas de se glacer. Un jour il tomba un certain brouillard même dans les maisons que toutes les murailles et parois luisaient comme de la glace. Le froid ne glaçait pas seulement les choses liquides, il s'en prit encore aux arbres.
On vit quantité de chesnes qui se fendaient et crevassaient par le milieu de manière qu'il en resta bien peu qui ne moururent pas. Tous les noyers, amandiers, figuiers, la plupart des cerisiers moururent, les pruniers aussi et les pommiers et quoique quelques-uns de ces arbres ayant vécu et pousse des feuilles pendant quelques années cela n'a été pour la plupart que de l'écorce car le pied des arbres âgés ... le bois du corps de l'arbre était comme ... et carié, comme on l'a remarqué très souvent sept ou huit ans après les dits froids, lorsqu'il à fait des vents impétueux qui renversaient ou tout ou en partie des dits arbres et les noyers et autres arbres qui ne furent pas coupés debout après le froid, n'ont pu servir à aucun ouvrage mois seulement à mettre au feu. Je ne dois oublier les vignes qui moururent quasi toutes à la réserve de celles qui étaient basses et couvertes de neige car il fallut les couper ras terre et elles repoussèrent ensuite. Aussi n'y eut-il pas guerre de vin pendant cinq à six ans. Quelques jours s'adoucit un peu et la neige se fondit ou le soleil donnait et les blés furent un peu découverts, mais ensuite il se leva un vent de (bile ?) qui les fit mourir jusqu'à la racine et un fut obligé à plusieurs endroits de ressemer l'orge ou palmoule ou millet ou il y avait du blé. Nota que l'orge et le palmoule réussirent si bien que en plusieurs endroits d'une raie il y en eut neuf ou dix sacs.
Le 22 du dit mois la glace de la rivière qui était de l'épaisseur de deux ou trois pans commença à fondre, le 23 ... de mercredi vers les 9 heure du soir la glace se rompit et commença à descendre avec tant d'impétuosité et de bruit qu'il semblait que la terre trembla et qu'il y eut des grands tonnerres, la glace écrasa et abîma le moulin du pont, lieu de Villebrumier, personne ne périt pourtant pas au dit moulin, ni par la glace. La ferme tic Cadixmi de Villebrumier, ... de ..., à doute cent trente lieues, et même les fermiers y ... considérablement, le blé fut fort cher pendant deux ans, il valut jusqu'à vingt et vingt-deux livres le sac. Il y eut très grande misère et pauvreté.

Perte de lait.
Dans le mois de juillet et août quasi toutes les nourrices perdirent le lait et il mourut beaucoup de petits enfants comme par famine.

Gangrène et mal de pieds.
Outre la dite perte de lait il y eut pendant trois ou quatre mois à savoir depuis le mois de juillet, jusque vers l'automne, ils ont dis-je à plusieurs endroits ou certain mal de pieds et jambes qui outre la douleur très aiguë et très grande puanteur pourrissait tellement la chair que les pieds et les jambes et même les bras, que si on ne faisait l'amputation des pieds, le mal suivait tellement que les os des jambes et des bras tombaient d'eux-mêmes, et il se traîna plusieurs personnes qui se trouvèrent sans bras ni jambes. Du commencement on ne trouvait d'autre remède que des couper que de couper les pieds et les jambes. Dans les suites on trouva quelques remèdes qui étant fait à ... arrêtait le mai. Il y avait entre autre le curé de Falguières, qui avait un souverain remède aussi il v avait une grande foule de gens de toute part. Dans le commencement de cette maladie plusieurs personnes en moururent, il y en eut d'autres que j'ai vu sans aucune jambe leur ayant été coupées au genou ou étant tombées d'elles mêmes. Je vis plusieurs fois à Villemur une femme qui demandait l'aumône, ayant ses deux bras morts et secs et tout noirs, elle les garda plus d'un mois comme cela, et ensuite elle se les fit ôter ou ils tombèrent d'eux-mêmes et elle vécu plusieurs années n'ayant aucun bras. La chose est certaine et véritable ce mal ne vint pas dans Villebrumier mais il y en eut à Villemur et beaucoup à Villematié et la Magdeleine beaucoup aussi atour de Montauban et surtout à Négrepelisse et Monricou.
La même année et le 27 septembre il y eut une très grande inondation sur le Tarn et Garonne, l'eau emporta les deux moulins de Villemur qui restèrent trois ou quatre ans à être remis en état à cause que la glace avait emporté une trentaine de ... de la chaussée, et la dite inondation avait emporté le couvert des dits moulins. La rivière semblait une forêt à cause de la grande quantité d'arbres que l'eau avait arraché et qu'elle amenait. Cette inondation fit périr beaucoup de personnes du coté de Gaillac ou au environs.

Liens :
climat au 18ème siècle.
terrible hiver 1709.
1709 en Auxois.

début du texte original
archive 1709

 

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Mise à jour le : 14/12/2008 à 18:59