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L’an
mil huit cent cinquante cinq le onze novembre, jour de dimanche,
à quatre heures et demie du soir, nous commissaire
de police du canton d’Auvillar, officier de police judiciaire,
ayant aperçu le Sieur Rousié Antoine et Redon,
bouvier à Auvillar qui conduisaient chacun une charrette
chargée de bois de chauffage dans la rue de l’horloge
de la dite ville d’Auvillar, nous leur avons observé
qu’ils avaient mal choisi le jour pour faire ce transport.
Etant entrés dans l’enceinte de la ville ils
ont déposés ce bois composé de sarments,
de fagots de chêne et de bourrée de ronce en
face de la maison du Sieur Broussignac Jean Cadet, marchand
de grains, de manière à ce que la cornière
qui se trouve au devant de la dite maison se trouve embarrassée
d’environ un tiers de sa largeur ce qui diminue d’une
manière évidente la liberté et la sûreté
de ce passage public, surtout dans un moment ou les habitants
de la ville ont l’usage de se promener en grand nombre,
sur cette voie, après l’issue des vêpres.
Attendu qu’il résulte d’après ce
qui procède que le dit Rousié et Redon ont contrevenu
à l’article 471, S 4 du code pénal nous
avons dressé le présent procès –
verbal, pour y être donné les suites que de droit.
En foi de ce, à Auvillar le jour, mois et an susdit.
Le commissaire de police.
Timbre= 0,70F
Enregistrement =2,40F
Trois francs dix centimes.
L’an
mil huit cent cinquante cinq et le six du mois de mai jour de
dimanche à six heures vingt minutes du soir, nous commissaire
de police du canton d’Auvillar officier de police judiciaire,
avons trouvé le Sieur Jean Lasses, boulanger à
Auvillar gardant à vue six porcs sur la promenade dite
du château située audit Auvillar, contrairement
à l’arrêté de Mr le maire de cette
ville, sous sa date , portant défense expresse de ne
garder ni laisser voguer ces animaux dans la rue ni promenade
publique, mesure que ne pouvait ignorer le dit Lasses, attendu
que nous l’avions prévenu il y a quelque temps
de laisser séjourner les porcs qu’il élève
sur la dite promenade. Et attendu qu’il n’a tenu
aucun compte de cet avis nous lui avons déclaré
que procès – verbal allait être dressé
contre lui.
En foi de ce à Auvillar le jour, mois et an susdit.
Le commissaire de police.
Timbre
0,70
Enregistrement 2,20
Deux
francs quatre vingt dix centimes
L’an mil huit cent cinquante cinq le vingt huit janvier
jour de dimanche, à cinq heures du soir, nous commissaire
de police du canton d’Auvillar, en résidence audit
Auvillar, en passant dans la rue de l’horloge de la dite
ville d’Auvillar nous avons aperçu qu’une
feuille de papier de couleur rose en forme d’affiche était
placardée à travers le pilier servant d’encoignure
de la maison Rustang et d’entrée à la cornière
dite du couchonet, nous nous sommes approchés et avons
reconnu que cette affiche avait été placée
pour faire connaître aux consommateurs de la ville et
autres le prix de chaque tasse de café ainsi que des
autres boissons débitées dans l’établissement
tenu par le Sieur Coudal Jean, cafetier à Auvillar et
que ce placard provenait du fait dudit Coudal.
Après nous être assuré que le dit Coudal
n’avait pas été autorisé par Mr le
maire d’apposer cette affiche ni qu’un exemplaire
n’avait été déposé à
la mairie ainsi que le prescrit le règlement de police
en date du 20 janvier 1848, dûment approuvé par
Mr le préfet nous avons enlevé la dite affiche
pour servir de pièce de conviction et avons dressé
le présent procès – verbal pour y être
donné suite que de droit ;
En foi de ce à Auvillar le jour, mois et an susdit.
Le commissaire de police.
Timbre
0.70
Enregistrement 2.20
Deux
francs quatre vingt dix centimes
L’an
mil huit cent cinquante cinq et le dix du mois de juillet à
neuf heures du matin, nous commissaire de police du canton d’Auvillar
officier de police judiciaire avons trouvé dans la rue
de la Sauvetat de la ville d’Auvillar un chien de couleur
blanche, noire errant dans la dite rue sans museau ni collier
appartenant au Sieur Lavagne menuisier à Auvillar.
Et attendu que ce fait constitue une contravention à
l’arrêté de M le préfet du 30 mai
dernier, avons en vertu de l’article 6 dudit arrêté
donné le présent procès-verbal pour y être
donné telle suite que de droit.
En foi de ce à Auvillar le jour, mois et an susdit.
Le commissaire de police Timbre
0.70F
Enregistrement 2.20F
Deux
francs quatre vingt dix centime
L’an
mil huit cent cinquante cinq et le vingt quatre du mois de juillet
à huit heures vingt minutes du matin, nous commissaire
de police du canton d’Auvillar officier de police judiciaire,
résidant à Auvillar avons aperçu sur la
place de l’horloge que le chien de chasse épagneul
de couleur cendrée appartenant à M William de
Thèze errait sur la dite place et sur le boulevard conduisant
à la mare de la Papayette.
Attendu que ce fait constitue une contravention à l’arrêté
de M le préfet du 30 mai dernier avons dressé
le présent procès-verbal pour y être donné
telle suite que de droit.
En foi de ce, à Auvillar le jour, mois et an susdit.
Le commissaire de police. Timbre
0.70F
Enregistrement 2.40F
Trois francs dix centimes
L’an
mil huit cent cinquante cinq le cinquième jour du mois
de décembre à une heure et demie du soir, nous
commissaire de police du canton d’Auvillar, soussigné,
faisant une tournée sur la place marchande de la ville
d’Auvillar lieu de notre résidence pour surveiller
les approvisionnements de grains apportés sous la halle
pour la tenue du marché de ce jour, nous avons remarqué
qu’une voiture dite jardinière appartenant au Sieur
Darbou Antoine, boucher de cette ville, venait d’être
retirée à l’instant de sous la halle, afin
de pouvoir y déposer du grain et qu’on l’avait
placée en dehors de la susdite halle de manière
à interrompre le passage des charrettes qui transportent
du grain au marché.
Attendu que dans plusieurs circonstances ledit Sieur Darbou
a été prévenu de sortir la jardinière
dont sujet de dessous la halle, le jour de marché, avant
que les meuniers et les gens de la campagne y apportent des
approvisionnements de grains et que n’en ayant tenu compte,
nous commissaire de police, susdit, avons dressé le présent
procès-verbal pour y être donné les suites
que de droit.
En foi de ce, à Auvillar le jour, mois et an susdit.
Timbre
0.70F
Enregistrement 2.40F
Trois
francs dix centimes
L’an
mil huit cent cinquante cinq le onze novembre jour de dimanche
à neuf heures du soir, nous commissaire de police du
canton d’Auvillar, officier de police judiciaire, étant
en tournée dans la ville d’Auvillar, lieu de notre
résidence, nous avons trouvé une voiture dite
jardinière non attelée qui était abandonnée
en dehors de la halle en face de maison de Me Passerieu, notaire,
la même que nous avions sortie du même lieu dimanche
dernier à la même heure, afin d’éviter
des accidents fâcheux aux passants.
Après vérification ayant reconnu que cette voiture
était la propriété du Sieur Pommier Prosper,
filateur de laine de cette ville et considérant la négligence
qu’il met à soustraire cet objet d’un lieu
de passage, nous avons dressé le présent procès-verbal
pour y être donne telle suite que de droit.
En foi de ce, a Auvillar le jour, mois et an susdit.
Le commissaire de police
Timbre 0.70F
Enregistrement 2.40F
Trois
francs dix centimes
Cejourd’hui
onze mai mil huit cent cinquante cinq à huit heures du
matin, devant nous commissaire de police du canton d’Auvillar
en résidence audit Auvillar est comparue Dame Anne Broussignac
épouse Darbou , modiste, domiciliée de cette ville,
qui nous a déclarée que depuis quelque temps la
nommée Cécile Rival, veuve de Guillaume Delcruzel
habitante d’Auvillar saisit toutes les occasions quelle
trouve pour menacer et insulter dans la rue son apprentie la
nommée Ysore Saliné âgée de quatorze
ans, fille de Me Saliné instituteur communal à
Lavit, qu’il n’y a qu’un moment l’ayant
envoyée chez Galan poster un paquet, la dite Rival la
rencontrée dans la rue Saint Pierre, la de nouveau insulté
et menacée de la frapper avec une pierre et ce en présence
de plusieurs personnes demeurant dans la dite rue.
Nous étant transporté de suite chez la plaignante
nous avons trouvé la Demoiselle Saliné, laquelle
sur notre interpellation nous a déclarée qu’en
sortant de chez Galan, chez qui elle venait à poster
un paquet pour Agen, Cécile Rival est survenue dans la
rue venant de la cornière et aussitôt qu’elle
la vue elle a ramassé une pierre, la menacée de
l’en frapper en la poursuivant et lui disant des injures
grossières dont elle ne se rappelle pas les termes tellement
elle a été épouvantée et qu’elle
était rentrée chez le dit Galan pour éviter
d’être maltraitée par cette femme attendu
que d’autres fois elle lui a dit qu’elle voulait
la battre sans en connaître le motif.
Nous commissaire de police nous sommes rendu dans la rue Saint
Pierre et y avons recueilli les renseignements suivants sur
la plainte ci-dessus énoncée.
1° Galan Polonie âgé de vingt deux ans, sans
profession, demeurant avec ses père et mère à
Auvillar, rue Saint Pierre, déclare,
Ce matin vers sept heures de demie Ysore Saliné est venue
poster un paquet à mon père pour Agen, en sortant
de la maison Cécile Rival la rencontrée non loin
de notre poste et lui a dit, voilà (insulte) , je veux
t’en donner une roulée, elle a ramassé une
pierre dans la rue et aussitôt la petite Saliné
est rentrée au plus vite chez nous toute épouvantée.
La dite Rival lui dit d’autres injures pendant qu’elle
était dedans, dont je ne me rappelle pas les termes et
la dite Demoiselle Saliné s’en est revenue dès
que cette femme à été rentrée dans
sa maison. Lecture ayant été faite à la
déclarante de ce dessus et (…quelques lignes illisibles).
2° Monsieur Fieuzal Honoré, pharmacien, âgé
de cinquante sept ans, domicilié d’Auvillar, nous
a fait la déclaration suivante.
Etant à promener devant ma porte j’ai entendu que
Cécile Rival insultait quelqu’un dans la rue Saint
Pierre, je suis allé au bout de la cornière et
j’ai vu que cette femme disait des insultes à la
petite Saliné dont je ne me rappelle plus les termes,
pendant que cette
Demoiselle était chez Galan, épicier. Ce dernier
la faite en aller de devant sa porte et comme la dite Rival
tenait des propos déshonnêtes dans la rue en face
de sa maison je l’ai faite rentrer chez elle en la menaçant
de lui donner un coup de barre.
3° Jeanne Pompille, épouse Galan, ménagère,
âgée de cinquante cinq ans, demeurant aussi à
Auvillar Rue Saint Pierre nous a déclarée que
Cécile Rival a menacée de battre le Demoiselle
Saliné avec une pierre qu’elle avait à la
min et que cette dernière s’était réfugiée
chez elle toute tremblante et que son mari Galan avait fait
partir le dite Rival de devant sa porte qui disait des grossièretées
à la petite Saliné pendant qu’elle était
dans sa boutique. Elle ajoute que Mr Fieuzal avait fait rentrer
chez elle la veuve Delcruzel en la menaçant de la battre
si elle continuait de dire des propos déshonnêtes
dans la rue.
De tout ce dessus nous commissaire de police avons dressé
le présent procès-verbal pour y être donné
telle suite que de droit..
En foi de ce, à Auvillar le jour, mois et an susdit.
Timbre : 0.70F
Enregistrement : 2.20F
Deux francs quatre vingt dix centime
Ce
joud’hui vingt neuf novembre mille huit cent cinquante
cinq à deux heures et demie du soir, nous Marfaing Joseph,
garde champêtre de la commune d’Auvillar dûment
assermenté et portant le signe caractéristique
de nos fonctions avons trouvé au lieu de Manas dans une
pièce de terre complantée en vigne appartenant
à Monsieur Lescazes Philip propriétaire à
Auvillar section de Grézas la femme au Sieur Jean Duffaut
dit Tuballes qui gardait deux têtes de veaux à
garde faite, je lui ai demandé pourquoi elle gardait
dans la dite vigne, vous savez que Monsieur Lescazes ne veut
pas que vous gardiez dans sa propriété elle m’a
répondu que Monsieur Lescazes dimanche dernier gardait
dans sa propre vigne, je lui ai répondu que je ne l’avais
point vu, je lui ai dit que j’allais verbaliser contre
elle.
De tout quoi ici dressé le présent procès-verbal
qui a été clôturé le trente novembre
à huit heures du matin pour servir et valoir à
qui de droit et nous avons signé.
Marfaing, Gay, juge de paix
Timbre 0.70F
Enregistrement 2.40F
Trois francs dix centimes
Ce jourd’hui onze septembre mil huit cent cinquante
cinq à neuf heures du soir, nous soussignés
Cavaillé Pierre et Moulines Joseph gendarmes l’un
et l’autre à la résidence d’Auvillar
département de Tarn et Garonne revêtu de notre
uniforme et conformément aux ordres de nos chefs certifions
qu’étant en patrouille dans cette ville pour
la visite des auberges et des lieux publics passant à
cet effet dans la rue de Lassauvetat servant de route départementale.
Etant arrivés devant la maison de la nommé Françoise
Degannelle âgée de cinquante cinq ans environs,
marchande de volaille domiciliée à Auvillar,
celle-ci a ouvert une croisée au premier étage
et a jeté dans la rue un vase plein d’immondices
qui ont rejailli sur le gendarme Moulines. Ayant demandé
à cette femme pourquoi elle se permettait de jeter
des ordures par la croisée elle m’a répondu
quelle ne croyait pas qu’il y eut quelqu’un dans
la rue. Lui ayant fait observer que cette circonstance ne
l’autorisait pas de jeter la moindre des choses par
la fenêtre et qu’ainsi elle se trouvait en contravention
aux dispositions de l’article 471 du code pénal,
nous lui déclarons procès-verbal par suite de
cette infraction.
En foi de quoi nous avons dressé le présent
procès-verbal en deux expéditions, l’une
destinée à M le commissaire de police de cette
ville, l’autre au commandant de la gendarmerie de l’arrondissement
conformément à l’article 495 ou décret
du 1er mars 1854 et avons signé.
Fait et clos à Auvillar les jours mois et an que dessus
Moulines, Cavaillé
Timbre 0.70F
Enregistrement 2.40F
Trois francs dix centimes
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