La magnifique cité d'Auvillar dominant la vallée de la Garonne dans le sud-ouest de la France,
l'un des plus beaux villages de France, haut lieu touristique et artistique de la région Midi-Pyrénées.
c'est aussi une halte incontournable sur les chemins de Saint Jacques de Compostelle.
Auvillar
Tarn & Garonne - France
Le 12-03-2010 à 13:30:46

la halle


 

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La Camba Tòrta
danses et musiques traditionnelles




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Les danses traditionnelles sont des danses que l'on a pu appeler aussi folkloriques.
Simultanément régionales, populaires et anciennes ( gavottes bretonnes, bourrées du centre, rondeaux gascons, branles béarnais, sauts basques, rigodons dauphinois, etc ), toutes ces danses se présentent sous l'aspect de la diversité géographique. Derrière cette géographie des danses traditionnelles se cachent des histoires distinctes. L'ensemble de ces histoite compose l'histoire de l'ancienne civilisation paysanne, dont les historiens situent le chant du cygne entre 1850 et 1900, et dont la première guerre mondiale signale la disparition un peu partout en France.
Ce qui, par la suite, survit de cette ancienne civilisation n'est plus que le souvenir d'une culture traditionnelle dans une société post-traditionnelle.
En ce qui concerne la danse, se sont d'abord les groupes folkloriques qui proposent à la curiosité du public, l'image qu'ils s'en font. Cette démarche relativiste, la première de notre histoire, transpose la danse traditionnelle de la vie à la scène, à travers des représentations costumées.
Parallèlement à l'action de ces groupes céniques, un revivalisme non spectaculaire fait ses premiers pas dans les années 30. Ces pas préfigurent une démarche qui conduira au bal traditionnel d'aujourd'hui.
Il accueille des danses élaborées par l'ancienne tradition populaire française : bourrées, rondeaux, rondes chantées de bretagne ou d'ailleurs, branles béarnais, maraîchine vendéenne, etc,... mais aussi des danses populaires non traditionnelles ( valse, polka, scottish, mazurka ), des danses anciennes ( branles de la Renaissance ) et des répertoires étrangers
( countrydances anglaises, mixer anglais ou américains, set dances irlandaises,
polka suédoise ).
Pour désigner ce bal, l'adjectif traditionnel ou "trad" a supplanté le terme "folk" en vogue dans les années 70. Mais il aussi fait usage des termes spécifiques aux langues régionales tels que "fest-noz" ( Bretagne ), baleti ( Provence ), ou d'adjectifs désignant des régions précises ( bals auvergnats, gascons, poitevins, etc...).

Faire de la danse traditionnelle n'est pas plus passéiste ou nostalgique que participer à la transat ou à une randonnée équestre.
Qui plus est, ces danses d'autrefois continuent d'alimenter une pratique communautaire originale et irremplaçable. Les rondes chantées par les danseurs, les chaînes accompagnées aux instruments, les trajets et rencontres des danses à figures, le côte à côte du couple ouvert et le vis-à-vis du couple fermé sont autant de façons d'éprouver différemment la relation à autrui. Et cela, la danse traditionnelle est seule à l'offrir dans cette diversité. Elle n'est pas meilleure ou pire que le jazz, le hip-hop oule ballet. Mais elle apporte autre chose.
La danse traditionnelle fait naître entre les danseurs un climat particulier, un certain bonheur collectif et contagieux, qui fleurit difficilement autour d'autres répertoires.
Texte de Yves Guilcher, danseur, musicien, ethnohistorien et formateur en danse, extrait de "la danse traditionnelle en France" FAMDT, Partenay, 1998 et "Histoires de bal", cité de la musique, Paris, 1998.

Contacts :
Marsac Philippe : mail


Photos de la journée Campestrale, musiques et
danses occitanes du 5 juin 2005.


photos de groupes de danses traditionnelles pendant
la fête de la Saint-Noé 2001

Texte de Marie Noëlle Balseca

F
évrier 2004, les amateurs de danses traditionnelles ont pu entendre résonner flûtes, sifflets, cornemuses, tambourins à cordes et tambour à friction. C'est que le groupe Ad'arron n'était pas bien loin...
En effet, la Camba Torta a accueilli ces interprètes exclusifs de la musique traditionnelle gasconne dans le cadre de son stage de danses occitanes organisé chaque année. Les stagiaires sont venus de loin pour danser des branles et des sauts béarnais ou des rondeaux landais.
Jordi Déjean s'est fait le meneur de la troupe et a enseigné avec joie la rythmique et les vibrations de cette musique à danser originaire de la vallée d'Ossau. Jordi, qui donne des cours hebdomadaires au Conservatoire Régional Occitan de Toulouse, confirme qu'il est difficile, dans le contexte actuel, de se réapproprier les mouvements et les méthodes des danses régionales puisque les seules restitutions de ces danses sont transmises par des personnes âgées dont le savoir même a été modifié au cours du temps.
Et pourtant, la manière et la cadence ressurgissent rapidement du fond des corps comme un rythme qui n'aurait jamais été tout à fait oublié.
Ad'arron ("autour" ou "en rond" en occitan ) était donc là ce week-end pour faire réssuciter les sonorités entraînantes et gaies de la musique des troubadours du 12ème siècle.
En 1999, Jacques Baudoin crée avec ses trois fils David, Mathieu et Thomas, et avec Jean-Claude Arrosères, un groupe de musiciens très attachés à leur culture régionale. C'est donc un groupe soudé, famillial, jeune et dynamique qui a animé le bal du samedi soir. Une centaine de danseurs s'est laissée entraîner dans l'échappée sauvage des vents de clari et de samponha, cette grande cornemuse polyphonique de Béarn et des Pyrénées.
Thomas Baudoin, titulaire d'un DEUG d'occitan et assistant d'édition à l'unité d'animation occitane de la CDDP, rappelle combien il est fondamental de préserver les riches héritages musicaux de sa région. " Nous n'ajoutons pas d'arrangements sonores modernes à notre recherche musicale. Nous avons opté pour une exploration des instruments gascons sous tous leurs aspects, rythmiques et mélodiques. Nous voulons les valoriser par eux-mêmes en leur rendant toute leur profondeur et leur résonnance ".
Le groupe palois a fait vibrer les instruments anciens, accompagnés parfois du violon et de l'accordéon diatonique. Les percussions sont fabriquées par les musiciens eux-mêmes comme les tricanetas ( claquettes de buis ou d'os ) ou le claca pedolh ( paire de bambous fendus ). D'autres proviennent d'un luthier de Pau spécialisé dans l'élaboration des instruments des troubadours.
Les musiciens sont repartis dimanche en fin d'après-midi, en laissant flotter derrières eux comme un petit air de fête et de flûte pastorale, et non sans avoir conseillé à tous les amateurs de danses traditionnelles le Festival International de Saint-Chartier
( Indre ) où l'on retrouve les échos vibrants des musiques du terroir, rustiques, joyeuses, vivantes et vitales.

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Mise à jour le : 28/01/2009 à 08:40