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SAMEDI
10 et DIMANCHE 11 FEVRIER 2007 à AUVILLAR (82)
D
A N C A D A S
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Samedi (après-midi) et dimanche (toute la journée)
:
STAGE
de Sauts Béarnais, avec Jean-Claude Arrosères
(atelier "Confirmés") et
hilippe Marsac (atelier "Débutants")
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Samedi :
BAL
Gascon, à 21 h, à la salle des fêtes,
avec Ad’arrOn.
Organisation Camba Tòrta – Rens. 05 63 39 00
76 Contact
Voir
le site web de Philippe Marsac et Pierre Corbefin
Les
danses traditionnelles sont des danses que l'on a pu appeler
aussi folkloriques.
Simultanément régionales, populaires et anciennes
( gavottes bretonnes, bourrées du centre, rondeaux
gascons, branles béarnais, sauts basques, rigodons
dauphinois, etc ), toutes ces danses se présentent
sous l'aspect de la diversité géographique.
Derrière cette géographie des danses traditionnelles
se cachent des histoires distinctes. L'ensemble de ces histoite
compose l'histoire de l'ancienne civilisation paysanne, dont
les historiens situent le chant du cygne entre 1850 et 1900,
et dont la première guerre mondiale signale la disparition
un peu partout en France.
Ce qui, par la suite, survit de cette ancienne
civilisation n'est plus que le souvenir d'une culture traditionnelle
dans une société post-traditionnelle.
En ce qui concerne la danse, se sont d'abord les groupes folkloriques
qui proposent à la curiosité du public, l'image
qu'ils s'en font. Cette démarche relativiste, la première
de notre histoire, transpose la danse traditionnelle de la
vie à la scène, à travers des représentations
costumées.
Parallèlement à l'action de
ces groupes céniques, un revivalisme non spectaculaire
fait ses premiers pas dans les années 30. Ces pas préfigurent
une démarche qui conduira au bal traditionnel d'aujourd'hui.
Il accueille des danses élaborées
par l'ancienne tradition populaire française : bourrées,
rondeaux, rondes chantées de bretagne ou d'ailleurs,
branles béarnais, maraîchine vendéenne,
etc,... mais aussi des danses populaires non traditionnelles
( valse, polka, scottish, mazurka ), des danses anciennes
( branles de la Renaissance ) et des répertoires étrangers
( countrydances anglaises, mixer anglais ou américains,
set dances irlandaises,
polka suédoise ).
Pour désigner ce bal, l'adjectif traditionnel
ou "trad" a supplanté le terme "folk"
en vogue dans les années 70. Mais il aussi fait usage
des termes spécifiques aux langues régionales
tels que "fest-noz" ( Bretagne ), baleti
( Provence ), ou d'adjectifs désignant des régions
précises ( bals auvergnats, gascons, poitevins, etc...).
Faire
de la danse traditionnelle n'est pas plus passéiste
ou nostalgique que participer à la transat ou à
une randonnée équestre.
Qui plus est, ces danses d'autrefois continuent
d'alimenter une pratique communautaire originale et irremplaçable.
Les rondes chantées par les danseurs, les chaînes
accompagnées aux instruments, les trajets et rencontres
des danses à figures, le côte à côte
du couple ouvert et le vis-à-vis du couple fermé
sont autant de façons d'éprouver différemment
la relation à autrui. Et cela, la danse traditionnelle
est seule à l'offrir dans cette diversité. Elle
n'est pas meilleure ou pire que le jazz, le hip-hop oule ballet.
Mais elle apporte autre chose.
La danse traditionnelle fait naître
entre les danseurs un climat particulier, un certain bonheur
collectif et contagieux, qui fleurit difficilement autour
d'autres répertoires.
Texte de Yves Guilcher, danseur, musicien, ethnohistorien
et formateur en danse, extrait de "la danse traditionnelle
en France" FAMDT, Partenay, 1998 et "Histoires de
bal", cité de la musique, Paris, 1998.
L'enseignement
du répertoire traditionnel a pour cadre " l'atelier"
.
L'atelier n'est pas un cours de danse, avec tout ce que ce
dernier implique de dogmatisme et d'autorité dévolue
au professeur : il est pris en charge par un animateur qui,
avec la complicité de musiciens, s'applique à
montrer plutôt qu'inculquer.
Cette année, l'atelier de la Camba
Torta est animé en alternance par Edith Nicolas et
Philippe Marsac, avec le concours de Delphine Galzin ( violon
), Adeline Noby ( flûte ), Guillaume Galzin ( guitare
), Serge Chauderon, Jean-Pierre Noby, Sébastien CAMPAN
et Frédéric SOULIE l ( accordéons ).
Au
fil des ans, un espace de convivialité s'est construit
autour de l'atelier hebdomadaire de la Camba Torta. Ainsi,
des repas dansants ou des bals gourmands, ponctuent agréablement
la saison, et des échanges avec des ateliers d'autres
régions procurent des moments privilégiés
de rencontres et de partages.
L'atelier
accueille toutes les personnes, quel que soit l'âge
( même les
enfants ) le vendredi de 21 h à 23h, à la salle
des fêtes d'Auvillar.
L'adhésion est de :
25 euros
individuel adultes.
40 euros
par couple.
gratuit
pour les scolaires et étudiants.
Contacts
:
Marsac Philippe : mail
Photos
de la journée Campestrale, musiques et danses occitanes
du 5 juin 2005.
photos
de groupes de danses traditionnelles pendant la fête
de la Saint-Noé 2001
Texte
de Marie Noëlle Balseca
Février 2004, les amateurs de danses
traditionnelles ont pu entendre résonner flûtes,
sifflets, cornemuses, tambourins à cordes et
tambour à friction. C'est que le groupe Ad'arron
n'était pas bien loin...
En effet, la Camba Torta a accueilli
ces interprètes exclusifs de la musique traditionnelle
gasconne dans le cadre de son stage de danses occitanes
organisé chaque année. Les stagiaires
sont venus de loin pour danser des branles et des sauts
béarnais ou des rondeaux landais.
Jordi Déjean s'est fait le meneur
de la troupe et a enseigné avec joie la rythmique
et les vibrations de cette musique à danser originaire
de la vallée d'Ossau. Jordi, qui donne des cours
hebdomadaires au Conservatoire Régional Occitan
de Toulouse, confirme qu'il est difficile, dans le contexte
actuel, de se réapproprier les mouvements et
les méthodes des danses régionales puisque
les seules restitutions de ces danses sont transmises
par des personnes âgées dont le savoir
même a été modifié au cours
du temps.
Et pourtant, la manière et la
cadence ressurgissent rapidement du fond des corps comme
un rythme qui n'aurait jamais été tout
à fait oublié.
Ad'arron ("autour" ou "en
rond" en occitan ) était donc là
ce week-end pour faire réssuciter les sonorités
entraînantes et gaies de la musique des troubadours
du 12ème siècle.
En 1999, Jacques Baudoin crée
avec ses trois fils David, Mathieu et Thomas, et avec
Jean-Claude Arrosères, un groupe de musiciens
très attachés à leur culture régionale.
C'est donc un groupe soudé, famillial, jeune
et dynamique qui a animé le bal du samedi soir.
Une centaine de danseurs s'est laissée entraîner
dans l'échappée sauvage des vents de clari
et de samponha, cette grande cornemuse polyphonique
de Béarn et des Pyrénées.
Thomas Baudoin, titulaire d'un DEUG
d'occitan et assistant d'édition à l'unité
d'animation occitane de la CDDP, rappelle combien il
est fondamental de préserver les riches héritages
musicaux de sa région. " Nous n'ajoutons
pas d'arrangements sonores modernes à notre recherche
musicale. Nous avons opté pour une exploration
des instruments gascons sous tous leurs aspects, rythmiques
et mélodiques. Nous voulons les valoriser par
eux-mêmes en leur rendant toute leur profondeur
et leur résonnance ".
Le groupe palois a fait vibrer les
instruments anciens, accompagnés parfois du violon
et de l'accordéon diatonique. Les percussions
sont fabriquées par les musiciens eux-mêmes
comme les tricanetas ( claquettes de buis ou d'os )
ou le claca pedolh ( paire de bambous fendus ). D'autres
proviennent d'un luthier de Pau spécialisé
dans l'élaboration des instruments des troubadours.
Les musiciens sont repartis dimanche
en fin d'après-midi, en laissant flotter derrières
eux comme un petit air de fête et de flûte
pastorale, et non sans avoir conseillé à
tous les amateurs de danses traditionnelles le Festival
International de Saint-Chartier
( Indre ) où l'on retrouve les échos vibrants
des musiques du terroir, rustiques, joyeuses, vivantes
et vitales. |
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