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La recette du tourrin

Le voici tel que le faisait ma grand-mère lomagnole :

Il faut peler une tête d’ail et la mettre en morceaux, puis la faire cuire dans l’huile sans la faire roussir. Quand l’ail est cuit, mettre une cuillerée de farine et remuer lorsqu’on la fait cuire un peu. Ajouter de l’eau dans la poêle, saler et poivrer, puis faire bouillir le tout. Prendre un ou deux œufs, selon la quantité de soupe que vous voulez faire, et séparer le blanc du jaune. Le jaune doit être mélangé avec du vinaigre et un peu d’eau qui frémit. Quand l’eau est bien bouillante, on y verse le blanc qui se prend. Alors, on retire du feu ce bouillon et on attend un peu afin que l’ébullition cesse. Quand elle est terminée, on verse le mélange formé du jaune, du vinaigre et du peu d’eau bouillie et on remue un peu.Il ne faut pas oublier de mettre dans la soupière de braves morceaux de pain aillé, et quand cette soupe est prête, on la trempe. Alors, on peut s’attabler et je peux vous affirmer que cela est bien bon, bien que ce soit fait avec peu de choses. On peut aussi faire le tourin en mettant à la place de l’ail, de l’oignon, de l’oseille ou de la tomate. Quand vous avez fini de manger cette soupe, si cela vous plaît, il vous faut garder un peu de bouillon au fond de l’assiette qui doit toujours être creuse.
Dans le peu de bouillon que vous avez gardé, versez un verre de vin rouge du pays et buvez !Savez-vous que cela vaut un bon remède si l’on en croit ce proverbe à propos du chabrot (c’est ainsi qu’on appelle ce mélange de soupe et de vin) : « Après la soupe, un coup de vin vole cinq francs au médecin ! ».Voici donc une brave soupe que l’on peut faire quand on a pas trop de temps. Et maintenant, je vous dis : « Bon appétit ! » et merci à ma grand-mère paternelle qui m’apprit comment l’on faisait cette soupe bien traditionnellement en pays d’Oc.
J. SERBAT

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