|

L'histoire
d'Auvillar est ancienne, et la cité était déjà
importante au 11 ème siècle. Elle était
en effet le chef-lieu d'une vicomté distincte de celle
de Lomagne. Son nom apparait dans les documentations à
cette époque : Altivillaris ( Autvilar en occitan ancien
), puis Castrum altivilaris.
La découverte de pièces romaine
et de statuettes laisse penser que le site était habité
à l'époque romaine.
Il est probable que le
Port fut habité avant la construction de la ville
haute. La chapelle du Port date de l'époque carolingienne.
Après avoir été démolie, elle
fut reconstruite au 14 ème siècle sous les ordres
du pape Clément 5.
Haultvillar apparait à la fin du 14ème
siècle. Le nom d'Altavilla apparait au 15ème
siècle, et il est dû à Aimeric de Peyrac.
Le vicomté d'Altavilaris, qui appartient
à un fils du roi de France, Philippe le Bel, en1304,
est donné à la famille Bertrand
de Goth, futur pape. Celui-ci fait plusieurs séjour
à Auvillar et demande la reconstruction de l'ancienne
église.
Le château d'Auvillar a été
détruit en 1572.
L'évolution de la population est suivie
depuis le 19ème siècle. En, 1810, Auvillar comptait
2192 habitants. Le maximum a été atteint en
1831 avec 2302 personnes.
voir
l'histoire d'Auvillar selon Lagrèze-Fosset
voir
les us et coutumes d'Auvillar
L'histoire du Tarn et Garonne et du Quercy
sources
: le Lot et les lotois à travers les siècles
aux éditions du Bastion
On
peut penser que Quercy vient du latin "quercus",
qui veut dire tapis velouté et moutonnant, comme le
tapis de chênes du Lot. En fait, le mot Quercy est dérivé
du nom du peuple gaulois des Cadurci.
Ils s'appelaient ainsi car ils combattirent vaillamment les
romains, avec les Arvennes. Plus tard, après la défaite
des gaulois, la capitale des gaulois Divona ( Cahors ) fut
appelée "Cadurcum", et des adjectifs furent
créés en partant du nom du chef-lieu pour désigner
le pays, la ville, le diocèse, etc ... comme Pagus
Caturcinus, caturcencis, cadurcus, etc. De ces diverses formes
vont dériver Cahors et Quercy. La lettre "t"
ou "d" tomba et ensuite le "U" latin fut
remplacé par "O" ( prononcer "OU"
), ce qui donna : Caorzt, Caors, Cahours, Cahors. Pour le
nom de paus : Caorcin, Caersin, Caersi, Quercy. Les lotois
sont donc d'origine celtique.
Le Lot et le Tarn et Garonne ont été
formés de la province qui portait, avant 1789, le nom
de Quercy. Au 5ème siècle, le Quercy fut ravagé
par les vandales, les alains, les suèves et enfin les
wisigoths, qui s'y établir, avant d'être chassés
par Clovis. Il y eut ensuite les ravages des normands, qui
remontèrent la Dordogne jusqu'à Souillac. Le
Quercy passa tour à tour aux mains des anglais , puis
des français après de longues guerres. Les guerres
de religions mirent en évidence une rivalité
entre le haut Quercy et le bas Quercy. Le haut Quercy, avec
Cahors, restait fidèle au catholicisme, tandis que
le bas Quercy, plus méridional, se déclara pour
les calvinistes, avec Montauban comme place forte. En 1808,
comme Napoléon 1er revenait de Bayonne où il
avait disposé de la couronne d'Espagne, les montalbanais
profitèrent de son passage pour lui exposer le problème
et de demander le rang de chef-lieu de département.
Il leur accorda en détachant le bas-Quercy pour en
former le département du Tarn et Garonne, et resserra
celui du Lot dans les limites du haut Quercy
Site
sur l'histoire du Tarn et Garonne
Auvillar
en 1862 :
Habitants : 2200
| Conseiller
général : |
Général
de Bressoles |
| Conseiller
d'arrodissement : |
Faget |
Commission
de surveillance
( Mairie ) : |
Gay,
De Thèse, D'Aiguillon-Sarramiat, Lamarque, Curé. |
| Commissaire
de police : |
Bouyssou |
| Juge
de paix : |
Gay |
| Gréffier
: |
Coudol |
| Huissier
: |
Lapeyronnie |
| Notaires
: |
Théau,
Mourgues, Nazaries |
| Percepteur
: |
Robinet |
| Receveur
CD : |
Rosseloty |
| Receveur
PTT : |
Taillard |
| Prêtres
: |
Lamarque,
Moulinou |
| Médecins
: |
Fauret,
Teuillères |
| Pharmaciens
: |
Ducom
E, Fieuzal H |
| Vétérinaire
: |
Durand
Joseph et Paul |
| Instituteur
: |
Cambas |
| Ecole
libre ( filles ) : |
Tenue
par les Ursulines |
Artisans
et commerçants |
| Epiciers
: |
Castex
H, Pouzol S, Verdier E |
| Grainetiers
: |
Broussignac
J, Esparbes G |
| Fabriques
de faïences : |
Carra,
Castex, Charme, Saint-Martin, Téchiné L,
Verdier-Laroche M, Verdier |
| Bois
de construction : |
Broussignac
Aîné, Champes |
Marchés
et foires |
| Marché
: |
Le
mercredi |
| Foires
: |
1er
mercredi de janvier et de juillet.
2ème mercredi de mai et de septembre |
| Grande
foire : |
3
février - St-Blaise, jour des cendres. |
voir
cartes avant et après création du Tarn et Garonne.
détachements
des communes
Nombres
d'habitants depuis 1806 :
1806
|
2
169 |
1936
|
832 |
1820
|
2
508 |
1946 |
824 |
1862 |
2
200 |
1954
|
884 |
| 1876
|
1
706 |
1962
|
806 |
1881
|
1
642 |
1968
|
837 |
| 1886
|
1
455 |
1975
|
873 |
1891
|
1
319 |
1982
|
807 |
| 1896
|
1
220 |
1990
|
921 |
| 1901
|
1
142 |
1999
|
876 |
1906
|
1
076 |
|
|
| 1911
|
1
015 |
|
|
1921
|
825 |
|
|
1926
|
870 |
|
|
1931
|
841 |
|
|
L'origine
du nom d'Auvillar :
1801 (Bulletins des lois) : Auvillard
Après 1801: Auvillar
Evénements
:
Absorbe
en 1819 :Casterus
Absorbe en 1821 :Grezas
Administration depuis 1801 :
département
:
1801
:Lot-et-Garonne
1808 :Tarn-et-Garonne
arrondissement
:
1801
:Agen
1808 :Moissac
1926 :Castelsarrasin
canton
:
1801
:Auvillard
Les
Sauvetés
Source
: La Lomagne, fascicule trimestriel ( N°7 ), d'André
Dupuy
Dans une donation faite à l'abbaye du Mas-Grenier,
en 1015, figure la plus ancienne mention d'une sauveté
du pays toulousain. Les sauveté consistait en la protection
morale et physique assurée par les moines bénédictins
dans le contexte de la "Paix de Dieu", mouvement
né en Aquitaine en 989. En Aquitaine, le mouvement
des sauvetés commença vers le milieu du 11ème
siècle. Il s'agissait de petits villages d'hôtes,
de céation préméditée, placés
sous la protection de l'Eglise, protection symbolisée
par la plantation de croix délimitant leur territoire.
En Lomagne, il y en eu 3 : Saint-Sardos ( 1122 ), La salvetat
d'Auvillar ( avant 1135 ) et celle de Saint-Nicolas ( 1135
).
Celle d'Auvillar est devenue par la suite le faubourg de de
la Salvetat. Le lieu n'était pas isolé car le
vicomte de Lomagne et d'Auvillar y avait fait construire l'une
des principales forteresses, même s'il ne s'agissait
encore que d'une puissante tour, et au bas de la falaise,
s'était établi un port où les gens se
livraient soit à la pêche, soit au commerce.
Une route de crête y aboutissait donnant encore plus
d'importance à ce site placé sur l'un des principaux
itinéraires des pèlerins de Compostelle.
Le territoire destiné à la sauveté dut
faire l'objet d'une donation de la part du Vicomte mais nous
ignorons au bénéfice de quel établissement
religieux. Probablement l'abbaye de Moissac ?
Cet espace de deux hectares et demi dans lequel était
clôturé des maisons, des étables, des
jardins, probablement des patus, finira, au fil des siècles,
par se garnir entièrement d'habitations pour devenir
un faubourg populeux de la ville nouvelle. Subsiste le nom
de la rue de la Sauvetat.
La
cité auvillaraise avait un tel prestige que quelques
seigneurs du Moyen Age décidèrent qu'Auvillar
serait bien représentée par 2 tours chacune
surmontée de 3 flêches, schématisation
d'une demeure seigneuriale.
Mais ce blason n'était pas officiel. |
|
Le
Roi Louis XIV, qui cherchait des recettes supplémentaires,
demanda aux communautés de faire enregistrer
leurs armoiries. Cet enregistrement devait être
établit sous 8 jours, sous peine de se voir attribuer
un blason d'office. C'est ce qui arriva à Auvillar,
qui reçu ce blason sans l'avoir souhaité.
Les vignes étaient nombreuses à cette
époque et Auvillar était attaché
à l'archiprêté du Brulhois, qui
comprend la vicomté du Brulhois, la seigneurerie
de Dunes et la vicomté d'Auvillar.
Ainsi s'explique la représentation des douves
sur le blason et l'appellation des vins de Brulhois
pour les vins récoltés dans la vicomté. |
|
|
Vivien
II
(1153-1221)
Othon IV
(1180-1238)
Arnaud-Othon
(1205-1256)
de Lomagne
|
Vicomte
de Lomagne
Vicomte d'Auvillar (Arnaud-Othon) |
sources
: Auvillar - Histoire et patrimoine par Andrée Capgras.
Auvillar - Al Canton par Christian-Pierre Bedel.
Histoire
du Port d'Auvillar
Histoire
de la Lyre Auvillaraise
Vieux
plans cadastraux
Histoire
d'Auvillar d'après A. Lagrèze-Fossat ( 1868
)
en cours de rédaction
............
Auvillar
est appelé Altivillaris ou Altavilla au moyen-âge
( version latine ) ou Haultvillar ( version romane ). Ce dernier
nom fut conservé au 16ème siècle quand
le français fut substitué au patois. Auvillar
date certainement de l'époque gauloise et romaine,
car on y a découvert une statuette de Vénus
en bronze, des monnaies romaines en bronze également,
d'autres en argent, à l'effigie de César.
Au moyen-âge, Auvillar était entourré
de murailles, avec des tours et des bastions. La tour la plus
élevée fut abattue par les révolutionnaires
en 1794 et le dernier des bastions a été démoli
en 1839.

sur
cette carte de Casini, on distingue les murailles
entourant Auvillar et les tours et bastions.
Trois
portes donnaient accès à la ville : la porte
de Saint-Pierre ( devant l'église - aucun vestige ),
la porte de la Fontaine ( démolie au 19ème siècle
probablement suite à un incendie ) et la porte d'Arnaud
Othon ( était à l'emplacement actuel de la Tour
de l'horloge ).
Le faubourg de la Salvetat, était protégé
par une porte fortifiée, appelée porte de Lectoure.
L'église Saint-Pierre
dépendait autrefois d'un couvent que les dominicains
avaient fondé à Auvillar vers 1275. La fenêtre
à ogive et la rosace datent du 14ème siècle,
comme la grande portion de l'église actuelle ( 1340
). A l'époque de sa reconstruction ( 14ème siècle
), l'église fut surmontée d'une tour carrée,
qui fut battue en brêche pendant les guerres civiles
et religieuses du 14ème siècle et démolie
en 1794.
L'église sainte-Catherine est située au Port.
Elle fut reconstruite de 1305 à 1314 par Bertrand de
Goth ( pape Clément V ).
On ignore à quelle époque le château des
comtes d'Armagnac fut démoli, et si les souterrains
qui en dépendaient existent encore au-dessous de la
place du château.
Les
Vicomtes
Le Vicomte d'Auvillar en 1030 s'appelait Arnaud Odon. En 1035,
Vivien, successeur d'Odon, attaqua la ville et le monastère
de Moissac et les livra aux flammes, après les avoir
pillés. A la moitié du XII ème siècle,
le vicomte s'appelait Saxet, celui-là même qui
donna les us et coutumes à Auvillar.
Son successeur fut un autre Odon ( surnommé Bernard
) de 1147 à 1174. Vésian succéda à
Bernard Odon.
C'est des hauteurs d'Auvillar que Vésian et son fils
Odon, attendaient les bateaux qui descendaient ou remontaient
la Garonne, pour leur prélever des droits de navigation,
par la violence parfois. Les consuls de Toulouse réunirent
en 1204 une armée communale et vinrent assiéger
Auvillar. Le 14 juin, la paix fut conclue et il fut décidé
que les habitants de Toulouse ne paieraient que les anciens
droits de passage ( la leude ).
En 1217, le vicomte était Vivien. Odon, le fils de
Vivien succéda à son père.
Le successeur d'Odon fut Arnaud Othon. Vésian, son
fils, lui succéda.
La vicomté d'Auvillar était possédée
en 1304 par un des fils de Philippe le Bel, Philippe V. Ensuite,
il y eu : Jean 1er, Jean II en 1373, Jean III en 1383, Bernard
VII en 1391, Jean IV en 1418, Jean V fut assassiné
à Lectoure sur ordre de Louis XI en 1473. Les domaines
d'Auvillar furent confisqués puis remis à Charles
d'Armagnac en 1483.
François 1er transmis les droits à Charles,
duc d'Alençon, et à Marguerite d'Orléans,
femme de ce dernier. Le duc d'Alençon meurt sans enfants,
et sa veuve épousa Henri d'Albret II, dont ell eut
Jeanne d'Albret, mère de Henri IV. Une fois roi, Henri
IV réunit à la couronne les domaines de la maison
d'Armagnac. Les habitants eurent donc pour seigneurs :
Vicomtes de Lomagne et d'Auvillar jusqu'en 1279.
Comtes de Périgord de 1279 à 1304.
Philippe, fils du roi, de 1304 à 1319.
Comtes d'Armagnac de 1319 à 1526.
Rois de Navarre de 1526 à 1589.
Rois de France de 1589 à 1789.
Les
us et coutumes d'Auvillar
Elles
existaient avant d'avoir été écrites,
pour constituer une sorte de code. Elles étaient rédigées
en principe en latin, puis en roman ( 1265 ). Les franchises
et libertés étant plus grandes avec les nouvelles
coutumes, les auvillarais payaient au vicomte une rente annuelle
double, deux cent sous au lieu de cent sous.
Ces coutumes furent confirmées au château de
Montamat ( près de Moissac ), le 14 mars 1279, en présence
de personnalités locales, notamment la veuve d'Arnaud
Othon et Arnaud Barada, notaire à Auvillar. L'acte
fut écrit sur deux parchemins reliés ensemble.
Ces coutumes furent confirmées par Jean II en 1387.
Et ensuite en 1515, par Charles duc d'Alençon au château
d'Amboise.
Titre
1er : état des personnes :
Les habitants d'Auvillar étaient séparés
en deux groupes : les hommes libres
( désignés comme "habitants" ) et
les serfs. Les hommes libres étaient subdivisés
en deux classes, la classe des populaires ( nombreux et pauvres
) et la classe des prud'hommes ( nobles, clercs et bourgeois
). Les hommes libres jouissaient des franchises et libertés
de la coutume, comme les étrangés qui s'établissaient
à Auvillar, pour permettre d'augmenter le nombre d'habitants.
les hommes libres ( qui avaient le droit de quitter Auvillar
librement ) étaient admis sur les listes communes dès
l'âge de 12 ans.
Titre
II : état de la communauté :
La communauté d'Auvillar était constituée
de tous les hommes libres et était gouvernée
par des consuls et des prud'hommes.
Les revenus communaux consistaient dans le produit de la taille,
des quêtes, des immeubles ( places et trous à
fumier ), des rentes et des émoluments ( les leudes,
amendes ).
Privilèges
:
Il y avait un marché par semaine et deux foires pas
an, qui duraient chacune huit jours ( octave de Pâques
et avant la fête de la sainte-Catherine ).
Il était interdit de faire entrer du vin étranger
dans le village, pour mermettre de vendre le vin d'Auvillar
plus cher.
Exemption des droits de leude et de péage pour les
auvillarais.
Les
auvillarais avaient le droit de posséder des biens,
s'ils habitaient en dehors de la ville.
Titre
III : état de l'adminstration municipale :
L'administration municipale était constituée
du corps consulaire et du conseil des prud'hommes. Cela subsiste
toujours, avec d'un côté le maire et ses adjoints,
et de l'autre les conseillers municipaux. A Auvillar, le conseil
des prud'hommes était formé de dix membres.
Les consuls étaient renouvelés tous les ans
à Pâques.
Titre
IV : état du seigneur :
le lien féodal reposait sur le serment réciproque
du seigneur et de la communauté.
Lorsque le seigneur voulait faire la guerre, tous les hommes
capables de porter les armes étaient assujétis
au service militaire, pourvu que la guerre eût lieu
dans la vicomté ou dans l'intérêt de la
vicomté.
Droit sur les moulins. Les moulins à Nef auvillarais
n'étaient pas placés au centre de la Garonne,
mais amarrés à des chaussées que les
propiétaires eux-mêmes avaient construit ou qui
appartenaient au seigneur. Ceux qui apportaient du blé
au moulin devaient donner au leudier préposé
au pesage une livre de blé par setier
et une demi-livre par demi-setier.
Droits de port ou de pontonnage.
21/11/2007
: à suivre.....
|