Auvillar Tarn & Garonne - France
Le 02-09-2010 à 18:42:13
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Le musée traditionnel d'Auvillar
Liens
dans cette page :
Ouverture
:
du 15 avril au 15 octobre, tous les jours de 14h30 à
18h30 ( sauf le mardi ).
du 16 octobre au 14 avril, le week-end uniquement de 14h30
à 17h30.
Tarif :
2,50 euros/personne ( gratuit jusqu'à 12 ans ), pour
le musée de la faïence et le musée de
la batellerie.
Le
musée est géré par l'association des
Amis du Vieil Auvillar. Cette association organise également
des visites guidées du village et des musées,
au tarif de 3,50 euros par personne ( groupes de 10 personnes
minimum ).
Renseignements au 05.63.39.89.82.
Voir
l'original des statuts de l'association de 1933
La
faïence créa la principale richesse d'Auvillar.
La ville eut plus de 2000 habitants et vers 1700, on comptait
de 300 à 400 potiers.
La faïence d'Auvillar, solide sans
être fine, bien résistante au feu, avait l'ambition
au 18ème siècle d'imiter le Rouen ou le Gênes,
soit en utilisant certains motifs décoratifs polychromes
Rouennais, soit en pastichant les couleurs italiennes.
Auvillar produisit exclusivement de la
faïence de grand feu, avec décor, sur émail
cru. Cet émail d'oxyde de plomb posé en couche
épaisse, couleur blanc cassé, venait de Bordeaux..
Les émaux de décor employés, étaient
essentiellement le bleu de cobalt, le vert de cuivre, le
violet de manganèse, le jaune d'oxyde de fer et le
rouge dit " orangeat " de Thiviers. Le décor
était exécuté à main levée
le plus souvent; au poncis pour les grandes séries
et au pochoir à partir de 1830.
Vers 1820, les fabriques utilisaient en
plus de la terre d'Auvillar, annuellement : 12 tonnes de
sable de Marsac, 3,5 tonnes d'oxyde de plomb, amenés
de Bordeaux et 400.000 " bourrées " de
bois des alentours.
Vers 1820, la production annuelle était
de : 960.000 assiettes, 60.000 soupières, 60.000
plats, 60.000 cafetières, 60.000 casseroles, soit
1.200.000 pièces de faïences ou poteries. Ces
pièces partaient du port d'Auvillar, par bateaux
entiers, et vendus dans les foires en suivant les cours
d'eau, jusqu'à Bordeaux. Puis, elles étaient
exportées vers l'Angleterre et les colonies.
La fin du siècle voit le déclin
de la poterie dès 1860 et le dernier four s'éteindra
en 1905. Ce sont ces faïences des 18ème et 19ème
siècle qui firent la gloire et font encore la renommée
d'Auvillar et suscitent l'intérêt des collectionneurs.
Les poteries d'Auvillar peuvent-elles se
réclamer d'une origine gallo-romaine ? Aucun document
ne le confirme, mais diverses raisons la rendent plausible.
Dans la région montalbanaise, une petite localité,
Cosa, est déjà célèbre à
cette époque pour ses poteries, et l'on sait qu'il
y a de nombreux échanges entre les deux localités.
De plus, d'anciennes alluvions constituaient une bonne terre
de poterie et les nombreux bois qui recouvraient la région
facilitaient l'alimentation des fours.
A la fin du 17ème siècle
et pendant tout le 18ème siècle, de nombreuses
poteries sont installées à Auvillar, on en
compte 7 en 1834, 12 de1811 à 1834 qui réunissent
300 à 400 potiers parmi lesquels des tourneurs flamands,
saxons, céramistes italiens. C'est l'apogée
de la faïence auvillaraise.
On peut les admirer au musée d'Auvillar
et celui de Donzac.
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Médaille
des indigents de 1881 :
Les porteurs de cette médailles étaient
autorisés à mendier sur la place publique.

Département
de Lot et Garonne - Canton de Auvillars
Commune de Auvillars

Recommandé
à la bienfaisance publique
Indigent sans travail
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Histoire de la faïence à Auvillar
Source
: La Lomagne, fascicule trimestriel ( N°133 ), d'André
Dupuy
Les
fabriques :
En 1689, 1699 et 1709, Louis 14 promulgue les
lois somptueuses, ordonnant l'envoi à la fonte
de la vaisselle d'orfèvrerie pour renflouer le
trésor royal. Le besoin de remplacer ces services
disparus provoque l'éclosion d'une multitude de
petites fabriques.
On a relevé l'existence d'une quinzaine de fabriques
à Auvillar entre le 18 et le 19 ème siècle.
La plus ancienne et probablement la plus importante est
celle des Ducros établie place Saint-Pierre. Vers
1750, le fils d'un marchand potier auvillarais, François
Ducros, décide d'ouvrir une fabrique de faïence.
Il eut 6 enfants, dont un seul, Guillaume, embrassa sa
profession et s'associa avec son père. Lui-même
eut un fils prénommé François et
s'associèrent aussi à leur tour. Ayant d'abord
fait fortune dans un premier temps, celui-ci subit de
lourdes pertes et dut céder une partie de sa fabrique
( 1834 ) à un confrère auvillarais, Joseph
Castex Charmes, avant de lui vendre entièrement
( 1844 ). La fabrique Ducros fonctionnait encore en 1861
sous la direction de Maxime Astex âgé de
63 ans.
La seconde fabrique d'Auvillar sera celle du Port créée
par un tourneur en faïence originaire de Bruges,
Henri-Joseph Lendeveert, arrivé à Auvillar
en 1785. Il commence à travailler à la manufacture
Ducros et épouse une jeune auvillaraise et fonde
sa propre fabrique en 1788. La veuve Lendeveert assure
la direction jusqu'en 1820 où elle sera achetée
par Pommarède auquel sa veuve succèdera
pendant 30 ans. En 1850, cette fabrique est vendue à
Isidore Verdier qui l'exploitera avec son fils jusqu'en
1875, mais l'ayant convertie en usine à tuile à
crochet vers 1861. Les crues successives de la Garonne
provoque sa fermeture en 1875.
Celle de la rue Jonqua fondée en 1785 par Antoine
Serres sera successivement la propriété
de 5 familles différentes et fermera définitivement
ses ateliers en 1903. Celle de la rue de l'Argenterie,
créée vers 1780, restera la propriété
des Verdier et ferma ses portes vers 1850 davant la concurrence
bordelaise. Les fabriques de Mondou et de Lanse, qui commencent
leur activité à la fin du 18ème siècle,
appartiennent aux Taillard; elles fonctionneront jusque
vers 1850 et 1860. La fabrique de Marchet ( 1805-1876
) appartenait aux Castex. Les autres,eurent seulement
quelques décennies d'activité au 19ème
siècle.
Les
techniques :
La forme s'obtient par le tournage, dont le tournassage
constitue la finition, et le moulage qui permet une grande
régularité et le respect de formes particulières.
L'estampage qui s'apparente à ce dernier est utilisé
pour réaliser les formes libres ou rondes mais d'un
trop grand diamètre pour être tournées
aisément. On termine par les garnitures
( anses, becs, boutons éléments décoratifs,
reliefs, etc...).
Après le séchage et la cuisson de dégourdi
par laquelle on obtient un "biscuit", on procède
à l'émaillage, après refroidissement,
par immersion dans une solution aqueuse à base d'oxydes
de plomb et d'étain, appelée émail
stannifère.
Pour la pose du décor, l'artiste doit faire preuve
d'une grande sûreté de main. Il est éxécuté
de 3 façons : à main levée, laissant
une entière liberté d'inspiration et d'exécution;
au poncis, lui permettant la répétition identique
de décors; au pochoir, vers la fin de la Restauration.
Grand
et petit feu :
La faïence de grand feu est l'une des multiples
manières de traiter l'argile et minéraux dans
un but utilitaire de décoratif. Même imparfaite,
elle est attirante et on y retrouve, assurée ou hésitante,
la main anonyme qui a tracé le décor sur l'émail
cru. Le décor achevé, les pièces étaient
placées, pour la cuisson, dans un four à bois
soigneusement fermé. Chauffé pendant 30 à
36 heures, la température n'éxcédait
pas, au 18ème siècle, 850 à 950°C
environ. Après un refroidissement de 24 heures, le
faïencier pouvait défourner pour constater l'échec
ou la réussite, aucune retouche n'étant possible.
Cette technique limita pendant longtemps le nombre des couleurs,
aussi pratique-t-on une cuisson à feu réduit
dite de "petit feu". Il nécessitait une
cuisson supplémentaire ( vers 800°C ), mais avait
l'avantage de permettre des retouches au décor.
Les
formes :
Les pièces d'Auvillar sont relativement homogènes.
On relève des services de table et des objets d'usage
courant : soupières, plats, assiettes, pots à
eau, pots de nuit, plats à barbe, salières,
bouquetières, bénitiers, cafetières,
tasses, bols, casseroles,... Il faut y ajouter le canard
biberon, la tirelire, le jouet d'enfant, le lustre, la fontaine,
le vase et le pique-fleurs.
Dès le début, les formes
Louis 15 sont adoptées. Les bords chantournés
ou courbes alternent avec régularité et allègent
l'aspect massif des plats et assiettes. Cette forme peut
aussi se présenter comme une succession d'accolades,
généralement modelées en épais
bourrelet, spécifiquement méridionnal; elle
fut très utilisée à Auvillar. Il existe
un autre type de bordure et de forme, à pans coupés,
pour les plats et les assiettes. Sa sobriété
s'harmonise avec des décors en camaïeu bleu,
eux-mêmes rigoureux dans leurs compositions. Généralement
octogonaux, on compte parfois 12 pans coupés, sur
ces vaisselles, ce qui atténue et élimine
l'aspect sobre initial. Une 3ème type de bordure
est utilisé, regroupant du plus sobre au plus découpé
: il sont lobés, festonnés ou dentelés.
Il y avait enfin un 4ème type à bordure circulaire
pour les assiettes.
Les
couleurs :
L'émail stannifère est de couleur
blanc cassé, passé en une couche assez épaisse
pour que la terre rouge utilisée à Auvillar
ne puisse être visible. Les émaux de décor
employés sont essentiellement :
- le bleu aux nuances nombreuses du bleu pervenche au bleu
outre-mer, utilisé en camaïeu; il souligne généralement
le bord des pièces.
- le vert allant du vert cendré au vert olive, utilisé
pour les feuiilages.
- le manganèse, de couleur très foncée,
est surtout utilisé sous forme de trait.
- le rouge surtout orangé, très employé
à Auvillar après la Révolution; d'abord
utilisé en petites touches, il devient rapidement
une couleur dominante.
- le jaune, ocre d'abord, or ensuite.
La
décoration :
Durant la 1ère période ( 18ème
siècle ), Auvillar a réalisé des décors
en camaïeu bleu, plus faciles et moins coûteux,
le cobalt qui en constituait la base étant sans surprise
lors de la cuisson au grand feu; d'autre part,, il exigeait
moins d'habilité dans le décor.
Les décors polychromes du 18ème siècle
relèvent d'influences et de styles très différents,
les nombreux peintres ayant apporté leurs procédés
et même leurs poncifs.
Les décors personnalisés ont pour caractéristique
un texte intégré à la composition du
décor, rendant ainsi l'oeuvre unique. Des pièces
sont aux armes des d'Esparbès de Lussan, seigneurs
de Bardigues, un service de table complet est timbré
des trois lettres " D I O ", vieille famille auvillaraise,
une assiette porte l'inscription " PROTTE - PRIEUR
1825 ", au prieuré des Ursulines...
Comme motifs, on distinguera : les personnages, les paysages,
les oiseaux; les fleurs correspondent à la grande
production auvillaraise.
Personnages
et paysages :
Courants au 18ème siècle, les décors
de personnages se font rares au début du 19ème
siècle pour disparaître dans la seconde moitié.
Sur une belle vasque, nous avons des chinois, un pâtre
et une fileuse, sur un plat à barbe, une silhouette
féminime cueillant une fleur et un arlequin sur une
gourde. Tous ces personnages sont assez bien réussis,
mais la paysanne au râteau de facture plus moderne
mais maladroite nous montre combien les artistes auvillarais
du début du 19ème étaient peu habiles
à pratiquer l'art du protrait. Auvillar s'oriente
donc vers le décor floral et produit quelques faïences
décorées de paysages qui ont trois sources
d'inspiration :
- le paysage champêtre dont le motif est une maisonnette
accompagnée d'une tour, d'un pigeonnier ou d'un moulin.
- le paysage romantique dont le motif est une tour en ruine
environnée d'eau dormante.
- le paysage fluvial dont le motif est le voilier et la
maison côtière.
Les paysages champêtres sont tous interprétés
suivant l'influence de l'époque et l'adresse de l'artiste.
Une impression d'unité se dégage cependant
de l'ensemble des pièces qui est dû simplement
à l'emploi du même motif.
Les décors, très romantiques, de plusieurs
pièces se composent d'une colline brune dominant
une eau bleutée animée de reflets, d'une barrière
au premier plan, d'une tour émergeant de buissons
et sur la gauche d'un groupe d'arbres à frondaisons
légère formant le cadre du tableau.
Quant au paysage fluvial qui aurait dû inspirer les
artistes auvillarais étant donné le rôle
portuaire d'Auvillar, il semble avoir été
fort peu utilisé. Une assiette à motif de
bateau représente le type d'embarcation employé
sur la Garonne : la gabarre; encore est-elle de facture
maladroite et peu réaliste.
Les
oiseaux :
Le décor aux oiseaux est traité avec beaucoup
de variété tant dans la réalisation
que dans le choix des espèces représentées
: colombiers, passereaux, gallinacés, échassiers
et rapaces. Le support qui les accompagne est naturel et
se compose, soit d'une branche fleurie, soit d'une sorte
de terrasse rochause ou herbue.
Le décor à motif de coq semble être
le plus répandu ou le plus connu des amateurs.
Le
décor floral :
La grande production auvillaraise se caractérise
par son décor floral. " La restauration",
période de stabilité, réveilla l'activité
auvillaraise, avec un type de décoration et des coloris
très différents ( du 18ème siècle,
devenus caratéristiques d'Auvillar.
Ce décor se caractérise par la composition
de bouquets de fleurs naturelles largement traités
au centre de l'objet. Il est généralement
axé sur une grosse rose rouge, bicolore ( rouge et
jaune ), bleue ou plus rarement manganèse, entourée
de fleurs locales rustiques ousauvages. Il y a le bleuet
bleu ou rouge orangé, la campanule, la véronique
ou le mouron, toujours bleus, la renoncule représentée
de face ou de profil peintes en bleu ou rouge orangé.
La
rose :
Représentée au plus beau moment de la floraison,
pétales ouverts en corolle, cette rose, impériale
par sa variété, ne ressemble en aucun cas
à celle éxecutée à Bordeaux,
Samadet, Montauban ou Montpelier. Elle se carcatérise
soit par des touches lancées, soit par des touches
tournantes, nettement appuyées. On appelle parfois
cette rose " Oignon d'Auvillar" à cause
de sa forme pesante, ses pétales en disposition et
couleur de pelure. Plus rarement, cette fleur est représentée
à Auvillar par des coups de pinceaux de couleur sombre
ceintyrant une zone plus clair de même teinte, ou
un trait de manganèse cernant les contours et le
dessin de celle-ci; ce qui donne un décor de rose
" chatironné".
Représentée seule ou à deux ou trois,
parfois avec des boutons, la rose est aussi associée
à d'autres fleurs. Il y a la sauge sur sa tige raide,
moins répandu et plus difficilement interprété,
le liseron, et très rarement la pensée.
la
tulipe :
Le décor à la tulipe est par contre très
fréquent dans la production d'Auvillar. Elle est
simple, naïve même, plus sophistiquée
ou stylisée, en bouton, à la corolle fermée
ou plus épanouie, en groupe, rarement seule. Les
couleurs employées sont aussi variées que
les techniques utilisées : le bleu franc pour la
tulipe sauvage, le jaune orangé ou le rouge orangé
pour la tulipe simple cultivée représentée
soit aquarellée soit en décor " chatironné
". Ces deux couleurs mises au service d'une technique
plus élaborée ont donné la tulipe sophistiquée
ou tulipe " perroquet ", en raison de sa facture
échevelée.
Autres
fleurs :
Parmi les autres fleurs servant de motif pour le décor
des faïences d'Auvillar, il y a l'oeillet, reproduit
dans de nombreux centres, qui se caractérise par
sa couleur rouge orangé quelque fois nuancée
de jaune.; il est exceptionnellement bleu lorsqu'il fait
partie d'un décor en camaïeu de cette couleur.
On retrouve aussi le bleuet, le souci et la marguerite.
Il y aussi le panier d'osier à fleurs, posé
sur une terrasse herbue, généralement très
soigné, qui eut beaucoup de succès et fut
représenté du début jusqu'à
la fin de la belle production faïencière d'Auvillar.
Vers la fin de la restauration, apparaissent les premiers
décors au pochoir. Le fakir et le bleuet deviennent
imposants, la marguerite et le souci prennent une place
centrale. De nouvelles fleurs apparaissent : la primevère,
l'églantine, la fleur de ronce... Le décor
floral à "l'épi de blé "
est rare, celui à la fougère semble inspiré
de la période décadente de Samadet.
La décadence auvillaraise s'amorce : les motifs deviennent
baveux et empâtés, et les couleurs si variées,
monochromes.
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Le
Musée de la batellerie :
Le
musée de la batellerie est situé dans la Tour
de l'Horloge sur deux niveaux. Bien que situé en dehors
du musée, il fait partie intégrante de la visite.
Pas besoin de guide car cette visite bénéficie
d'un système de haut-parleurs qui diffusent aux visiteurs
les informations sur l'histoire des bateaux sur la Garonne
axu siècles derniers.
Depuis
l'antiquité, le commerce par eau se pratique déjà
dans le bassin de la Garonne. Ausone, poète du 4ème
siècle, parle bâteaux qui se promènent
sur la rivière ayant 2000 stades de navigation, soit
la distance de Bordeaux à Toulouse ( 370 km ). Mais
depuis le début du 19ème siècle, la Garonne
tombe dans l'oubli. La voie navigable dans l'axe garonnais
a dominé l'économie des transports des origines
jusqu'au milieu de 19ème siècle. La
route parallèle au fleuve est impraticable de novembre
à juillet : le sol humide et gras est piétiné
par les animaux et n'est pas entretenue.
L'inscription
maritime :
Colbert est à l'origine de la maîtrise
des mers par la France. Beaucoup de bâteaux sont construits
et déciment les forêts du Périgord et
les sapins des Pyrénées. De même, il fallait
beaucoup d'hommes pour armer ces bâteaux. C'est alors
que fut créé l'insciption maritime, sorte de
service militaire maritime. Des auvillarais ont donc fait
la campagne d'Amérique entre 1790 et 1792. Au 18ème
siècle, les besoins de lamarine de guerre étant
réduite, les marins se tournent vers la marine marchande.
Le développement des colonnies antillaises fait de
Bordeaux le grand port d'embarquement.
Les
moulins à nef :
Jusqu'au 17ème siècle, la minoterie
n'est encore qu'une industrie locale comprenant de nombreux
moulins disséminés dans la campagne. Le moulin
est souvent double : moulin de pech ( hauteur ) et moulins
de rivière dans les petites vallées, en particulier
sur l'Arratz. A partir de cette date, la moyenne Garonne devient
un grand pays de blé et la Garonne devient le fleuve
des moulins à nef.
L'origine des moulins à nef remonte
aux premiers siècles. Au moyen-âge, la plupart
des fleuves français et même européens,
sont peuplés de moulins-bâteaux. Les moulins
à nef sont constitués de deux nefs - bâteaux
de 12 mètres de long ) séparés par une
roue à aube.
Les moulins à nef se trouvent directement
sur la voie de navigation et gène le passage des bâteaux.
Il y a beaucoup d'accidents. A partir de 1792, l'emplacement
et les réparations des moulins à nef sont soumis
à de nombreux arrêtés. Le 5 mai 1835,
les Ponts et Chaussées interdisent les réparations,
et les moulins à nef finissent par disparaitre.
Le
port :
Les ports sont apellés " passage
" ou " cale " ou simplement " port ".
Ils sont de 2 catégories, ceux où se fait le
trafic et ceux où habitent les gens de la rivière.
Auvillar fait partie de ce dernier type. En 1789, il y avait
49 familles de matelots.
Le port d'Auvillar a pour origine un ancien
péage appelé " taille foraine "ou
" travers ". Ce péage existe déjà
en 1204. Les vicomtes ont l'autorisation de lever des troits
de leudes sur les marchandises portées par les étrangers
dans la ville ou seulement traversant le port d'Auvillar.
Certains vicomtes ont même tendu des embuscades avec
plusieurs hommes d'armes, aux bâteaux de passage. Un
certain nombre de péages garonnais est associé
de plus ou moins près au site d'un château. Le
péage d'Auvillar se prend sous le château des
vicomtes qui domine le niveau du fleuve d'une centaine de
mètres. Les origines d'une seigneurie comme Auvillar
ont été assurément liées à
l'institution du péage, qui a suivi les vicissitudes
de la vicomté d'Auvillar et de Lomagne.
Les
bacs :
Les exploitants des bacs sont appelés
les fermiers. Ils ne doivent transporter plus de 50 personnes.
L'utilisation du bac ne peut avoir lieu entre le coucher et
le lever du soleil. Bien sûr, les crues de la Garonne
perturbent beaucoup les passages d'une rive à l'autre.
Le
pont :
L'instabilité du cours de la Garonne,
l'absence de berges fixes et la largeur de la plaine inondable
rendent difficile la construction des ponts. Aussi la Garonne
fut-elle par excellence une rivière sans pont. Il n'y
avait aucun pont de Bordeaux à Toulouse. La commune
d'Auvillar est sollicitée par la société
des ponts en fil de fer, en 1841, pour la construction d'un
pont suspendu en remplacement du bac existant. Il sera soumis
à un droit de péage pour amortir les frais de
construction pendant 49 ans. Le bac cesse donc en juillet
1845, lors de la mise en service du pont. Il présenta
de sérieuses avaries en 1856/1857 et a dû subir
de nombreuses réparations. Il fut utilisé jusqu'en
1939.
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L'ancienne
Horloge de la Tour :
Cette
ancienne mécanique a été restaurée
par
l'école Vincent Auriol de Muret, sous l'impulsion de
Francis Laurens et Claude Dassonville.
Horloge
à 3 corps de rouage sonnant les quarts d'heure ne semblant
pas avoir subi de transformation ( pas de folio antérieur)
époque: tout début 18ème siècle
(1700/1720) disons qu'elle a 300 ans.
Horloge entièrement clavetée, aucune vis.
Mouvement au centre dit 30 heures nécessitant un remontage
par jour à l'aide du cabestan. Echappement à
verge et roue de rencontre semble être débrayable
pour remise à l'heure en laissant courir le rouage.Sortie
pour une seule aiguille celle des heures, pas de minutes.
A une extrémité,sonnerie des quarts par roue
de compte à 4 secteurs inégaux ( c'est la petite
roue à l'intérieur dont les dents sont dans
la roue). Déclenchement instantané, pas de délai
(système abondonné au milieu du XVIII ème
car peu précis) la sonnerie semble se faire sur 2 cloches.
Remontage journalier par manivelle et démultiplication.
Ce rouage déclenche après les 4/4 le rouage
des heures situé à l'autre extrémité
par déclenchement instantané mais avec un léger
délai ( la patte située sur l'axe du haut).
Decomptage des coups par roue de compte extérieure.remontage
comme sonnerie des quarts.
Inauguration
de la mise en place du mécanisme
au musée d'Auvillar le 8 mai 2010 :

Daniel Fonlupt, de l'association française des amateurs
d'horlogeries
anciennes et les élèves de l'école Vincent
Auriol

Gros plan sur le mécanisme.
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