La magnifique cité d'Auvillar dominant la vallée de la Garonne dans le sud-ouest de la France,
l'un des plus beaux villages de France, haut lieu touristique et artistique de la région Midi-Pyrénées.
c'est aussi une halte incontournable sur les chemins de Saint Jacques de Compostelle.
Auvillar
Tarn & Garonne - France
Le 15-05-2008 à 00:14:01

la halle


 

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Le musée traditionnel d'Auvillar

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Ouverture :
du 15 avril au 15 octobre, tous les jours de 14h30 à 18h30 ( sauf le mardi ).
du 16 octobre au 14 avril, le week-end uniquement de 14h30 à 17h30.

Tarif :
2 euros/personne ( gratuit jusqu'à 12 ans ), pour le musée de la faïence et le musée de la batellerie.

Le musée est géré par l'association des Amis du Vieil Auvillar. Cette association organise également des visites guidées du village et des musées, au tarif de 3,50 euros par personne ( groupes de 10 personnes minimum ).
Renseignements au 05.63.39.89.82.


La faïence créa la principale richesse d'Auvillar. La ville eut plus de 2000 habitants et vers 1700, on comptait de 300 à 400 potiers.
La faïence d'Auvillar, solide sans être fine, bien résistante au feu, avait l'ambition au 18ème siècle d'imiter le Rouen ou le Gênes, soit en utilisant certains motifs décoratifs polychromes Rouennais, soit en pastichant les couleurs italiennes.
Auvillar produisit exclusivement de la faïence de grand feu, avec décor, sur émail cru. Cet émail d'oxyde de plomb posé en couche épaisse, couleur blanc cassé, venait de Bordeaux.. Les émaux de décor employés, étaient essentiellement le bleu de cobalt, le vert de cuivre, le violet de manganèse, le jaune d'oxyde de fer et le rouge dit " orangeat " de Thiviers. Le décor était exécuté à main levée le plus souvent; au poncis pour les grandes séries et au pochoir à partir de 1830.
Vers 1820, les fabriques utilisaient en plus de la terre d'Auvillar, annuellement : 12 tonnes de sable de Marsac, 3,5 tonnes d'oxyde de plomb, amenés de Bordeaux et 400.000 " bourrées " de bois des alentours.
Vers 1820, la production annuelle était de : 960.000 assiettes, 60.000 soupières, 60.000 plats, 60.000 cafetières, 60.000 casseroles, soit 1.200.000 pièces de faïences ou poteries. Ces pièces partaient du port d'Auvillar, par bateaux entiers, et vendus dans les foires en suivant les cours d'eau, jusqu'à Bordeaux. Puis, elles étaient exportées vers l'Angleterre et les colonies.
La fin du siècle voit le déclin de la poterie dès 1860 et le dernier four s'éteindra en 1905. Ce sont ces faïences des 18ème et 19ème siècle qui firent la gloire et font encore la renommée d'Auvillar et suscitent l'intérêt des collectionneurs.
Les poteries d'Auvillar peuvent-elles se réclamer d'une origine gallo-romaine ? Aucun document ne le confirme, mais diverses raisons la rendent plausible. Dans la région montalbanaise, une petite localité, Cosa, est déjà célèbre à cette époque pour ses poteries, et l'on sait qu'il y a de nombreux échanges entre les deux localités. De plus, d'anciennes alluvions constituaient une bonne terre de poterie et les nombreux bois qui recouvraient la région facilitaient l'alimentation des fours.
A la fin du 17ème siècle et pendant tout le 18ème siècle, de nombreuses poteries sont installées à Auvillar, on en compte 7 en 1834, 12 de1811 à 1834 qui réunissent 300 à 400 potiers parmi lesquels des tourneurs flamands, saxons, céramistes italiens. C'est l'apogée de la faïence auvillaraise.
On peut les admirer au musée d'Auvillar et celui de Donzac.




Histoire de la faïence à Auvillar

Source : La Lomagne, fascicule trimestriel ( N°133 ), d'André Dupuy

Les fabriques :
En 1689, 1699 et 1709, Louis 14 promulgue les lois somptueuses, ordonnant l'envoi à la fonte de la vaisselle d'orfèvrerie pour renflouer le trésor royal. Le besoin de remplacer ces services disparus provoque l'éclosion d'une multitude de petites fabriques.
On a relevé l'existence d'une quinzaine de fabriques à Auvillar entre le 18 et le 19 ème siècle. La plus ancienne et probablement la plus importante est celle des Ducros établie place Saint-Pierre. Vers 1750, le fils d'un marchand potier auvillarais, François Ducros, décide d'ouvrir une fabrique de faïence. Il eut 6 enfants, dont un seul, Guillaume, embrassa sa profession et s'associa avec son père. Lui-même eut un fils prénommé François et s'associèrent aussi à leur tour. Ayant d'abord fait fortune dans un premier temps, celui-ci subit de lourdes pertes et dut céder une partie de sa fabrique ( 1834 ) à un confrère auvillarais, Joseph Castex Charmes, avant de lui vendre entièrement ( 1844 ). La fabrique Ducros fonctionnait encore en 1861 sous la direction de Maxime Astex âgé de 63 ans.
La seconde fabrique d'Auvillar sera celle du Port créée par un tourneur en faïence originaire de Bruges, Henri-Joseph Lendeveert, arrivé à Auvillar en 1785. Il commence à travailler à la manufacture Ducros et épouse une jeune auvillaraise et fonde sa propre fabrique en 1788. La veuve Lendeveert assure la direction jusqu'en 1820 où elle sera achetée par Pommarède auquel sa veuve succèdera pendant 30 ans. En 1850, cette fabrique est vendue à Isidore Verdier qui l'exploitera avec son fils jusqu'en 1875, mais l'ayant convertie en usine à tuile à crochet vers 1861. Les crues successives de la Garonne provoque sa fermeture en 1875.
Celle de la rue Jonqua fondée en 1785 par Antoine Serres sera successivement la propriété de 5 familles différentes et fermera définitivement ses ateliers en 1903. Celle de la rue de l'Argenterie, créée vers 1780, restera la propriété des Verdier et ferma ses portes vers 1850 davant la concurrence bordelaise. Les fabriques de Mondou et de Lanse, qui commencent leur activité à la fin du 18ème siècle, appartiennent aux Taillard; elles fonctionneront jusque vers 1850 et 1860. La fabrique de Marchet ( 1805-1876 ) appartenait aux Castex. Les autres,eurent seulement quelques décennies d'activité au 19ème siècle.

Les techniques :
La forme s'obtient par le tournage, dont le tournassage constitue la finition, et le moulage qui permet une grande régularité et le respect de formes particulières. L'estampage qui s'apparente à ce dernier est utilisé pour réaliser les formes libres ou rondes mais d'un trop grand diamètre pour être tournées aisément. On termine par les garnitures ( anses, becs, boutons éléments décoratifs, reliefs, etc...).
Après le séchage et la cuisson de dégourdi par laquelle on obtient un "biscuit", on procède à l'émaillage, après refroidissement, par immersion dans une solution aqueuse à base d'oxydes de plomb et d'étain, appelée émail stannifère.
Pour la pose du décor, l'artiste doit faire preuve d'une grande sûreté de main. Il est éxécuté de 3 façons : à main levée, laissant une entière liberté d'inspiration et d'exécution; au poncis, lui permettant la répétition identique de décors; au pochoir, vers la fin de la Restauration.



Grand et petit feu :
La faïence de grand feu est l'une des multiples manières de traiter l'argile et minéraux dans un but utilitaire de décoratif. Même imparfaite, elle est attirante et on y retrouve, assurée ou hésitante, la main anonyme qui a tracé le décor sur l'émail cru. Le décor achevé, les pièces étaient placées, pour la cuisson, dans un four à bois soigneusement fermé. Chauffé pendant 30 à 36 heures, la température n'éxcédait pas, au 18ème siècle, 850 à 950°C environ. Après un refroidissement de 24 heures, le faïencier pouvait défourner pour constater l'échec ou la réussite, aucune retouche n'étant possible.
Cette technique limita pendant longtemps le nombre des couleurs, aussi pratique-t-on une cuisson à feu réduit dite de "petit feu". Il nécessitait une cuisson supplémentaire ( vers 800°C ), mais avait l'avantage de permettre des retouches au décor.

Les formes :
Les pièces d'Auvillar sont relativement homogènes. On relève des services de table et des objets d'usage courant : soupières, plats, assiettes, pots à eau, pots de nuit, plats à barbe, salières, bouquetières, bénitiers, cafetières, tasses, bols, casseroles,... Il faut y ajouter le canard biberon, la tirelire, le jouet d'enfant, le lustre, la fontaine, le vase et le pique-fleurs.
Dès le début, les formes Louis 15 sont adoptées. Les bords chantournés ou courbes alternent avec régularité et allègent l'aspect massif des plats et assiettes. Cette forme peut aussi se présenter comme une succession d'accolades, généralement modelées en épais bourrelet, spécifiquement méridionnal; elle fut très utilisée à Auvillar. Il existe un autre type de bordure et de forme, à pans coupés, pour les plats et les assiettes. Sa sobriété s'harmonise avec des décors en camaïeu bleu, eux-mêmes rigoureux dans leurs compositions. Généralement octogonaux, on compte parfois 12 pans coupés, sur ces vaisselles, ce qui atténue et élimine l'aspect sobre initial. Une 3ème type de bordure est utilisé, regroupant du plus sobre au plus découpé : il sont lobés, festonnés ou dentelés. Il y avait enfin un 4ème type à bordure circulaire pour les assiettes.

Les couleurs :
L'émail stannifère est de couleur blanc cassé, passé en une couche assez épaisse pour que la terre rouge utilisée à Auvillar ne puisse être visible. Les émaux de décor employés sont essentiellement :
- le bleu aux nuances nombreuses du bleu pervenche au bleu outre-mer, utilisé en camaïeu; il souligne généralement le bord des pièces.
- le vert allant du vert cendré au vert olive, utilisé pour les feuiilages.
- le manganèse, de couleur très foncée, est surtout utilisé sous forme de trait.
- le rouge surtout orangé, très employé à Auvillar après la Révolution; d'abord utilisé en petites touches, il devient rapidement une couleur dominante.
- le jaune, ocre d'abord, or ensuite.



La décoration :
Durant la 1ère période ( 18ème siècle ), Auvillar a réalisé des décors en camaïeu bleu, plus faciles et moins coûteux, le cobalt qui en constituait la base étant sans surprise lors de la cuisson au grand feu; d'autre part,, il exigeait moins d'habilité dans le décor.
Les décors polychromes du 18ème siècle relèvent d'influences et de styles très différents, les nombreux peintres ayant apporté leurs procédés et même leurs poncifs.
Les décors personnalisés ont pour caractéristique un texte intégré à la composition du décor, rendant ainsi l'oeuvre unique. Des pièces sont aux armes des d'Esparbès de Lussan, seigneurs de Bardigues, un service de table complet est timbré des trois lettres " D I O ", vieille famille auvillaraise, une assiette porte l'inscription " PROTTE - PRIEUR 1825 ", au prieuré des Ursulines...
Comme motifs, on distinguera : les personnages, les paysages, les oiseaux; les fleurs correspondent à la grande production auvillaraise.

Personnages et paysages :
Courants au 18ème siècle, les décors de personnages se font rares au début du 19ème siècle pour disparaître dans la seconde moitié. Sur une belle vasque, nous avons des chinois, un pâtre et une fileuse, sur un plat à barbe, une silhouette féminime cueillant une fleur et un arlequin sur une gourde. Tous ces personnages sont assez bien réussis, mais la paysanne au râteau de facture plus moderne mais maladroite nous montre combien les artistes auvillarais du début du 19ème étaient peu habiles à pratiquer l'art du protrait. Auvillar s'oriente donc vers le décor floral et produit quelques faïences décorées de paysages qui ont trois sources d'inspiration :
- le paysage champêtre dont le motif est une maisonnette accompagnée d'une tour, d'un pigeonnier ou d'un moulin.
- le paysage romantique dont le motif est une tour en ruine environnée d'eau dormante.
- le paysage fluvial dont le motif est le voilier et la maison côtière.
Les paysages champêtres sont tous interprétés suivant l'influence de l'époque et l'adresse de l'artiste. Une impression d'unité se dégage cependant de l'ensemble des pièces qui est dû simplement à l'emploi du même motif.
Les décors, très romantiques, de plusieurs pièces se composent d'une colline brune dominant une eau bleutée animée de reflets, d'une barrière au premier plan, d'une tour émergeant de buissons et sur la gauche d'un groupe d'arbres à frondaisons légère formant le cadre du tableau.
Quant au paysage fluvial qui aurait dû inspirer les artistes auvillarais étant donné le rôle portuaire d'Auvillar, il semble avoir été fort peu utilisé. Une assiette à motif de bateau représente le type d'embarcation employé sur la Garonne : la gabarre; encore est-elle de facture maladroite et peu réaliste.

Les oiseaux :
Le décor aux oiseaux est traité avec beaucoup de variété tant dans la réalisation que dans le choix des espèces représentées : colombiers, passereaux, gallinacés, échassiers et rapaces. Le support qui les accompagne est naturel et se compose, soit d'une branche fleurie, soit d'une sorte de terrasse rochause ou herbue.
Le décor à motif de coq semble être le plus répandu ou le plus connu des amateurs.

Le décor floral :
La grande production auvillaraise se caractérise par son décor floral. " La restauration", période de stabilité, réveilla l'activité auvillaraise, avec un type de décoration et des coloris très différents ( du 18ème siècle, devenus caratéristiques d'Auvillar.
Ce décor se caractérise par la composition de bouquets de fleurs naturelles largement traités au centre de l'objet. Il est généralement axé sur une grosse rose rouge, bicolore ( rouge et jaune ), bleue ou plus rarement manganèse, entourée de fleurs locales rustiques ousauvages. Il y a le bleuet bleu ou rouge orangé, la campanule, la véronique ou le mouron, toujours bleus, la renoncule représentée de face ou de profil peintes en bleu ou rouge orangé.

La rose :
Représentée au plus beau moment de la floraison, pétales ouverts en corolle, cette rose, impériale par sa variété, ne ressemble en aucun cas à celle éxecutée à Bordeaux, Samadet, Montauban ou Montpelier. Elle se carcatérise soit par des touches lancées, soit par des touches tournantes, nettement appuyées. On appelle parfois cette rose " Oignon d'Auvillar" à cause de sa forme pesante, ses pétales en disposition et couleur de pelure. Plus rarement, cette fleur est représentée à Auvillar par des coups de pinceaux de couleur sombre ceintyrant une zone plus clair de même teinte, ou un trait de manganèse cernant les contours et le dessin de celle-ci; ce qui donne un décor de rose " chatironné".
Représentée seule ou à deux ou trois, parfois avec des boutons, la rose est aussi associée à d'autres fleurs. Il y a la sauge sur sa tige raide, moins répandu et plus difficilement interprété, le liseron, et très rarement la pensée.

la tulipe :
Le décor à la tulipe est par contre très fréquent dans la production d'Auvillar. Elle est simple, naïve même, plus sophistiquée ou stylisée, en bouton, à la corolle fermée ou plus épanouie, en groupe, rarement seule. Les couleurs employées sont aussi variées que les techniques utilisées : le bleu franc pour la tulipe sauvage, le jaune orangé ou le rouge orangé pour la tulipe simple cultivée représentée soit aquarellée soit en décor " chatironné ". Ces deux couleurs mises au service d'une technique plus élaborée ont donné la tulipe sophistiquée ou tulipe " perroquet ", en raison de sa facture échevelée.

Autres fleurs :
Parmi les autres fleurs servant de motif pour le décor des faïences d'Auvillar, il y a l'oeillet, reproduit dans de nombreux centres, qui se caractérise par sa couleur rouge orangé quelque fois nuancée de jaune.; il est exceptionnellement bleu lorsqu'il fait partie d'un décor en camaïeu de cette couleur. On retrouve aussi le bleuet, le souci et la marguerite. Il y aussi le panier d'osier à fleurs, posé sur une terrasse herbue, généralement très soigné, qui eut beaucoup de succès et fut représenté du début jusqu'à la fin de la belle production faïencière d'Auvillar.
Vers la fin de la restauration, apparaissent les premiers décors au pochoir. Le fakir et le bleuet deviennent imposants, la marguerite et le souci prennent une place centrale. De nouvelles fleurs apparaissent : la primevère, l'églantine, la fleur de ronce... Le décor floral à "l'épi de blé " est rare, celui à la fougère semble inspiré de la période décadente de Samadet.
La décadence auvillaraise s'amorce : les motifs deviennent baveux et empâtés, et les couleurs si variées, monochromes.

Le Musée de la batellerie :

Le musée de la batellerie est situé dans la Tour de l'Horloge sur deux niveaux. Bien que situé en dehors du musée, il fait partie intégrante de la visite. Pas besoin de guide car cette visite bénéficie d'un système de haut-parleurs qui diffusent aux visiteurs les informations sur l'histoire des bateaux sur la Garonne axu siècles derniers.

Depuis l'antiquité, le commerce par eau se pratique déjà dans le bassin de la Garonne. Ausone, poète du 4ème siècle, parle bâteaux qui se promènent sur la rivière ayant 2000 stades de navigation, soit la distance de Bordeaux à Toulouse ( 370 km ). Mais depuis le début du 19ème siècle, la Garonne tombe dans l'oubli. La voie navigable dans l'axe garonnais a dominé l'économie des transports des origines jusqu'au milieu de 19ème siècle. La route parallèle au fleuve est impraticable de novembre à juillet : le sol humide et gras est piétiné par les animaux et n'est pas entretenue.

L'inscription maritime :
Colbert est à l'origine de la maîtrise des mers par la France. Beaucoup de bâteaux sont construits et déciment les forêts du Périgord et les sapins des Pyrénées. De même, il fallait beaucoup d'hommes pour armer ces bâteaux. C'est alors que fut créé l'insciption maritime, sorte de service militaire maritime. Des auvillarais ont donc fait la campagne d'Amérique entre 1790 et 1792. Au 18ème siècle, les besoins de lamarine de guerre étant réduite, les marins se tournent vers la marine marchande. Le développement des colonnies antillaises fait de Bordeaux le grand port d'embarquement.

Les moulins à nef :
Jusqu'au 17ème siècle, la minoterie n'est encore qu'une industrie locale comprenant de nombreux moulins disséminés dans la campagne. Le moulin est souvent double : moulin de pech ( hauteur ) et moulins de rivière dans les petites vallées, en particulier sur l'Arratz. A partir de cette date, la moyenne Garonne devient un grand pays de blé et la Garonne devient le fleuve des moulins à nef.
L'origine des moulins à nef remonte aux premiers siècles. Au moyen-âge, la plupart des fleuves français et même européens, sont peuplés de moulins-bâteaux. Les moulins à nef sont constitués de deux nefs - bâteaux de 12 mètres de long ) séparés par une roue à aube.
Les moulins à nef se trouvent directement sur la voie de navigation et gène le passage des bâteaux. Il y a beaucoup d'accidents. A partir de 1792, l'emplacement et les réparations des moulins à nef sont soumis à de nombreux arrêtés. Le 5 mai 1835, les Ponts et Chaussées interdisent les réparations, et les moulins à nef finissent par disparaitre.

Le port :
Les ports sont apellés " passage " ou " cale " ou simplement " port ". Ils sont de 2 catégories, ceux où se fait le trafic et ceux où habitent les gens de la rivière. Auvillar fait partie de ce dernier type. En 1789, il y avait 49 familles de matelots.
Le port d'Auvillar a pour origine un ancien péage appelé " taille foraine "ou " travers ". Ce péage existe déjà en 1204. Les vicomtes ont l'autorisation de lever des troits de leudes sur les marchandises portées par les étrangers dans la ville ou seulement traversant le port d'Auvillar. Certains vicomtes ont même tendu des embuscades avec plusieurs hommes d'armes, aux bâteaux de passage. Un certain nombre de péages garonnais est associé de plus ou moins près au site d'un château. Le péage d'Auvillar se prend sous le château des vicomtes qui domine le niveau du fleuve d'une centaine de mètres. Les origines d'une seigneurie comme Auvillar ont été assurément liées à l'institution du péage, qui a suivi les vicissitudes de la vicomté d'Auvillar et de Lomagne.

Les bacs :
Les exploitants des bacs sont appelés les fermiers. Ils ne doivent transporter plus de 50 personnes. L'utilisation du bac ne peut avoir lieu entre le coucher et le lever du soleil. Bien sûr, les crues de la Garonne perturbent beaucoup les passages d'une rive à l'autre.

Le pont :
L'instabilité du cours de la Garonne, l'absence de berges fixes et la largeur de la plaine inondable rendent difficile la construction des ponts. Aussi la Garonne fut-elle par excellence une rivière sans pont. Il n'y avait aucun pont de Bordeaux à Toulouse. La commune d'Auvillar est sollicitée par la société des ponts en fil de fer, en 1841, pour la construction d'un pont suspendu en remplacement du bac existant. Il sera soumis à un droit de péage pour amortir les frais de construction pendant 49 ans. Le bac cesse donc en juillet 1845, lors de la mise en service du pont. Il présenta de sérieuses avaries en 1856/1857 et a dû subir de nombreuses réparations. Il fut utilisé jusqu'en 1939.


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Mise à jour le : 24/01/2008 à 15:03