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Patrimoine

La Tour de l’Horloge

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Tour de l’Horloge

Le visiteur arrive sur la place de l’horloge, où l’on entre dans la vieille ville par la porte Arnaud OTHON, du nom d’un vicomte d’Auvillar. Cette porte est surmontée d’une tour appelée Tour de l’horloge. Mais autrefois, c’était une porte fortifiée, avec pont-levis, pour entrer dans la ville. Il y avait donc des fortifications et fossés remplis d’eau.
La tour est une élégante construction de l’époque de Louis XIV en pierre et briques ; les portes et les fenètres sont en plein cintre et chaque étage est agrémenté de moulures fouillées dans la brique. En fait, elle a été reconstruite en 1756, sur l’emplacement d’un ancien beffroi (On désigne par beffroi, ou baffraiz en vieux français, un ouvrage de charpente destiné à supporter et à permettre de faire mouvoir des cloches ; on a donné le nom de beffroi aux tours renfermant les cloches de la commune). La toiture en mansarde est surmontée d’une cage en fer forgé. La cloche provient de l’ancien couvent des Jacobins et porte une intéressante inscription gothique.
La tour accueille le musée de la Batellerie, avec des ex-votos, venant de la Chapelle Sainte-Catherine du Port. Un tableau gigantesque de Sainte-Catherine est également exposé dans la tour.

 


La Halle

La Halle aux Grains

La Halle aux Grains

Passons sous la tour de l’horloge et en longeant la rue de l’horloge, nous atteignons la place de la Halle. Au milieu de cette place triangulaire s’élève la Halle, curieux édifice circulaire sur colonnades toscanes avec un bâtiment central dont l’arcature en plein centre est remarquable par sa symétrie. L’édifice, quoique relativement récent (1824), présente un certain intérêt à cause de l’originalité de son plan circulaire. A l’intérieur, deux types de mesures à grains : – les unes en métal datant de la construction de cette halle, – les autres taillées dans la pierre proviennent de l’ancienne halle rectangulaire qui se trouvait précédemment au centre de la place. La Halle permet d’organiser de nombreuses manifestations culturelles et artistiques, mais aussi des repas conciviaux, sans oublier le marché fermier tous les dimanches matins.
La Halle circulaire telle que nous la connaissons, a été construite en 1824, à la place d’une halle plus ancienne.
A l’époque, un tout autre projet était débattu à la municipalité depuis 1823.
En effet, cette halle devait être beaucoup plus grande, avec une maison d’habitation au-dessus, et même une prison sous le grand escalier.
Finalement, devant l’ampleur des coûts, c’est une halle plus  » modeste  » qui a été construite, avec son pigeonnier central.
Les documents du premier projet existent toujours, avec les plans et les actes municipaux.
Voici donc ces documents, qui nous laissent imaginer ce qu’aurait été la place de la Halle avec un tel monument :

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Projet initial vue en coupe

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Façade du projet – prison sous l’escalier

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Projet vue de dessus

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Devis de la Halle définitive


La Place de la Halle

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Les arcades

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maisons du XVème siècle

Jolie place triangulaire du Moyen-Age. Cornières en plein cintre et en anse de panier, maisons des XVIIe et XVIIIe siècles – pans de bois. Croix en fer forgé signée. Au fond des cornières, commence la rue des Nobles, dont plusieurs maisons ont été détruites par un grand incendie en 1904.A droite, maison du XVIe siècle en pans de bois, en encorbellement, ornée de grosses consoles, moulures et accolades. Au fond de la rue, face à l’ouest, emplacement de l’ancienne porte de la fontaine, démolie en 1921 ; près de la porte, restes de fortifications avec meurtrières et barbacanes, contre la poterne s’élevait la maison dite du Pape Clément V, laquelle possédait un encadrement de baie orné d’armoiries épiscopales.
En contre-bas de la place, vous pourrez admirer deux très vieilles demeures du XVème siècle, récemment restaurées dans l’art et les couleurs de l’époque. En continuant votre chemin, vous pourrez rejoindre le port.


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Eglise Saint-Pierre

L’église Saint-Pierre

Parmi les établissements religieux, il convient de mentionner l’église Saint Pierre, probablement contemporaine des premiers vicomtes d’Auvillar d’après les travaux du chanoine Pottier. Elle aurait existé déjà en 1186, prieuré bénédictin et église paroissiale, elle se trouve sous la dépendance de l’abbaye de Moissac jusqu’au XIIIème siècle. A la date du 20 Novembre 1261, le prieuré est rattaché à l’abbaye de Mas-Grenier et cela jusqu’à la Révolution. Après avoir été successivement en partie démolie, reconstruite, elle est actuellement église paroissiale. Classée monument historique, elle est une des plus belles églises du diocèse de Montauban. Le rétacle vient de subir une restauration depuis plus de deux ans et est remis en place. Le fond de l’église a également été restauré, et d’anciennes fresques ont été découvertes et mises en valeur.


Le couvent des Frères Prêcheurs d’Auvillar fut créé en 1275. Le chapitre des Frères Prêcheurs fut créé à Toulouse en 1216, et se réunissait tous les ans. Un chapitre provincial eu lieu à Auvilar en 1335. Il y avait 562 couvents sous Clément V, mais pas uniquement en France ou en Italie.

couvent-dominicains-12Le chapitre désignait les visiteurs des couvents, qui avaient droit de visite et de correction. Ils corrigeaient eux-mêmes les abus et vérifiaient que les règles étaient bien respectées. Ils disposaient de moyens tels que les 7 psaumes de la pénitence à réciter, le jeûne au pain et à l’eau, la privation du droit de voter, et même la prison. Chaque couvent était équipé d’une prison, avec des ceps, des chaînes et des menottes.
Il y a donc un point commun entre le couvent des Frères Prêcheurs et la gendarmerie actuelle qui a pris sa place : la prison !

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L’entrée de la gendarmerie, avec l’ancienne porte monumentale.
La porte de la Chapelle du prieuré, ou couvent, fut reconstruite
au XVème siècle et terminée en 1735, d’après une carte postale de 1900.

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Vue de côté avec les anciennes ouvertures

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Reconstitution d’un pénitent subissant la torture du cep. Les pieds étaient bloqués dans le cep, mais aussi les mains, empêchant tout mouvement.

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Origine du cep de torture :
Nom donné aux deux parties de bois qui enserraient l’anneau de grappin d’une ancre de marine, du temps de la marine à voile.

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Vue de l’intérieur avec les anciennes ouvertures

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Ancienne voûte

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Une ancienne voûte

Voir tout le texte sur l’histoire des Frères Prêcheurs.
Sources : gallica.bnf.fr

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